Pour un centenaire mythique

À peine le Tour de France 2012 terminé que les regards s’orientent… vers le prochain. En effet, si la prochaine Vuelta s’annonce passionnante, c’en est trop peu pour les suiveurs les plus assidus restés sur leur faim durant la Grande Boucle. Alors pour l’organisation du centième Tour de France, l’enjeu est de taille. Il s’agit ici pour A.S.O de marquer le coup. Il faut mixer entre mythique et inédit, offrir matière au spectacle, tant aux coureurs qu’aux spectateurs, souvent déçus du spectacle proposé cette année. Intégralement dévoilé en octobre, le parcours du centenaire est en réalité déjà terminé. Mais alors, qu’en savons-nous ?

« Vivement 2013… »

Au sortir d’un Tour 2012 qui se sera finalement – et comme prévu – joué sur les contre-la-montre, tout semble indiquer un retour vers la haute montagne, si rarissime cette année, pour le centenaire. La stratégie est claire, puisque les purs grimpeurs se sont tant fait désirer cet été, tout doit être fait pour les accueillir l’an prochain, ou dans une moindre mesure, pour ne pas les faire fuir…
Cette édition qui sera sans doute marquée par le retour de Contador après sa suspension devrait donc proposer bien plus de montagne, des arrivées au sommet plus intéressantes, et surtout bien moins de chronos.

Départ en ligne, retour du contre-la-montre par équipes

Comme en 2011, la première étape sera en ligne. D’ores et déjà officialisée, les 198 coureurs rallieront Bastia depuis Porto-Vecchio, pour 200 kilomètres annoncés sans difficulté majeure, et qui devraient offrir le premier maillot jaune à un sprinteur.
Avant de retrouver l’hexagone, deux autres étapes auront lieu sur l’île de beauté. Dimanche 30 juin, les coureurs seront confrontés à une étape courte mais exigeante entre Bastia et Ajaccio. Longue de 155 kilomètres, elle inclue les cols de Bellagranajo, de la Serra, de Vizzavona puis la côte du Salario, placée à 10 kilomètres du but. Le maillot jaune pourrait déjà changer d’épaules. Dans la continuité, la troisième étape sera également vallonnée. De quoi peut être donner des idées aux puncheurs…

Et comme en 2011, un contre-la-montre par équipe sera au programme. Également officialisé par A.S.O, il aura lieu au retour sur le continent, à Nice, mardi 2 juillet, et sera long d’une vingtaine de kilomètres. Si l’on imagine difficilement des premiers écarts entre les favoris en Corse, ce rendez vous azuréen établira une première hiérarchie. Le lendemain, le départ se fera de Cagnes sur Mer. Toutefois, il n’y a aucune précision sur l’arrivée, que les rumeurs envoient cependant à Marseille.

Retrouver des sommets

Après l’innovation du départ en Corse (une première), on devrait revenir à des classiques. Annoncé comme le second massif traversé, les Alpes proposeront des cols mythiques. Absent de marque en 2012, le Galibier devrait être de la partie. Plus intéressant, le massif devrait offrir deux arrivées au sommet. L’Alpe d’Huez est fortement pressentie, et les rumeurs annoncent une montée finale vers Avoriaz, comme en 2010, peut être après Joux Plane.
Toujours en Savoie, Annecy devrait accueillir le Tour. Et comme en 2009, pourrait être lieu d’un contre-la-montre individuel, peut être le seul exercice solitaire de l’épreuve, alors que d’autres informations indiquent une épreuve chronométrée près du Mont Saint Michel, à mi-Tour.

Mais la course pourrait connaitre une première difficulté dès la première semaine. Oublié depuis 2009, le Mont Ventoux devrait être à l’honneur du centenaire. Mieux, il pourrait être la première arrivée au sommet du Tour, après seulement 7 étapes. De quoi lancer la course sur les chapeaux de roues après une première semaine nerveuse où certains pourraient déjà perdre le Tour.

Retour du Ventoux, les Pyrénées comme premier massif

Pour autant, la Provence ne devrait pas servir de tremplin vers les Alpes. Les Pyrénées devraient être le premier massif à traverser, à moins que Christian Prudhomme ne décide de faire un détour par le Massif Central, délaissé en 2012. Si certains se prêtent à rêver d’une nouvelle montée vers le Puy de Dôme, qui pose cependant des problèmes de logistique, il semblerait que ceci reste un fantasme que le centenaire même ne soit pas capable d’atteindre.
Là encore, du grand classique attend les coureurs. Officieusement, il est acquis que le Plateau de Beille soit à nouveau utilisé comme arrivée en altitude. Pour un tel anniversaire, il semble également improbable que des mythes tels l’Aubisque et le Tourmalet soient boycottés.

Sinon ? Un bruit de couloir annonce un total de près de 300 villes candidates. Parmi celles qui devraient à coup sûr recevoir la Grande Boucle, on recense Gap, Le Grand Bornand, Contres, Lyon, Vitré, Limoux ou encore Mâcon. Si Christhian Prudhomme a annoncé qu’aucun détail ne sera dévoilé avant le 24 octobre, lors de la présentation du Tour, il parait clair qu’A.S.O dévoilera d’ici là de nombreuses indications ou cherchera le buzz en lançant des rumeurs. Tout ceci avec un grand objectif : promettre aux spectateurs une course de mouvement et un spectacle si rare en 2012.

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