Andy Schleck, champion par défaut ?
Contador déclassé, Andy Schleck récupère le maillot jaune de vainqueur du Tour de France 2010. Mérité ?
- Par Pippo Inzaghi
- Vendredi 10 février
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Suspendu pour dopage, Alberto Contador a été déchu de sa victoire lors du Tour de France 2010. Son dauphin au classement général, le Luxembourgeois Andy Schleck, hérite par la même occasion du titre de vainqueur. Il est donc désormais et pour le reste de sa vie le vainqueur de la 97ème édition de la Grande Boucle. La sentence tombée Luxembourgeois a déclaré qu’il n’a « pas de raison d’être content ». Pourtant ce succès, bien qu’il soit sur tapis vert et non totalement sportif, lui enlève une belle épine du pied. Plus jamais il ne pourra être qualifié de Poulidor… Même s’il n’a pas façonné ce triomphe comme il l’aurait certainement souhaité. Faut-il pour autant considérer Andy Schleck comme un champion par défaut ?
A chaud, la réponse semble évidente. Non, Schleck n’est pas un champion par défaut, il a trop souvent prouvé son talent pour que ce soit le cas. Un coureur ne peut pas terminer un Giro (2007) et 3 tours de France (2009, 2010 et 2011) à la deuxième place sans être un grand athlète. Aujourd’hui, qui oserait dire que Poulidor, parce qu’il n’a jamais remporté le Tour, n’est pas un champion ? Personne.
Rappelez-vous aussi cet après-midi de juillet 2011 où, sur les pentes de l’Izoard, Schleck s’échappa avant de résister à la meute des favoris et de s’imposer au sommet du Galibier avec plus de deux minutes d’avance. Quand un coureur est capable d’un tel exploit, il ne peut pas être un imposteur. Ce jour-là, Andy a ressuscité le cyclisme d’antan, celui où les leaders du classement général pouvaient s’attaquer à 70 kilomètres de l’arrivée d’une étape riche de trois cols hors catégorie. Pour cette raison aussi, Schleck est un grand. Il pratique un cyclisme offensif, généreux -même s’il est parfois inhibé et dans la retenue lorsque son frère, Frank, est en course- à l’opposé de celui des leaders prudents et calculateurs.
N’oublions pas non plus que si Andy Schleck avait à l’époque terminé second du Tour de France 2010, c’était avant tout à cause d’un saut de chaine. Alors oui, on va dire que ces aléas font partie du cyclisme mais il n’empêche que l’idée selon laquelle Schleck aurait battu Contador sans cet incident est bien d’actualité. Cependant, le Luxembourgeois était ce jour-là le premier responsable de sa mésaventure : quelle idée de changer de braquet lors d’une accélération en pleine ascension ! A cet instant précis, la tension sur la chaine est extrême. Cette péripétie coûta 39 secondes au Luxembourgeois et, ironie du sort, c’est ce même écart qui allait le séparer de Contador sur les Champs-Elysées. Sans cette bévue, Schleck aurait donc pu éviter le questionnement dont son couronnement différé fait l’objet. Malheureusement, impossible de revenir sur le passé.
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Hollande de Cruijff et Bresil de Têle Santana. Parce que pour être un grand looser il faut déjà avoir du style. Mon twitter: @Romaindona









on lui souhaite d’avoir la même carrière que Poulidor….mais il a encore tout à prouver ; au mieux il pourrait pour l’instant être..Français !
Je crois que vu son jeune âge (26 ans) et ce qu’il nous a déjà montré, Schleck peut espérer avoir un palmarès bien me garnit en grand tour que celui de Poupou. Et j’aimerais bien que Schleck soit français, ça fait longtemps qu’on a pas eu un coureur de son envergure.
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