Roberto Carlos, bientôt retraité

Champion du monde en 2002 aujourd'hui entraineur-joueur du club russe de l'Anzhi Makhachkala, Roberto Carlos a annoncé qu’il raccrocherait les crampons à la fin de l’année 2012. L’occasion de revenir sur la carrière et le style de l'un des défenseurs qui a le plus marqué les quinze dernières années.

Dans une interview au journal espagnol Marca le 30 janvier dernier, Roberto Carlos a indiqué qu’il arrêterait sa carrière à l’issue de l’année 2012. De la carrière de ce défenseur, longue de près de vingt ans, on retiendra principalement les images de ses buts. Ses coup-francs bien sûr, ses frappes sur-puissantes aussi. Il faut dire que Roberto Carlos n’était pas tout à fait un défenseur comme les autres…

Un défenseur attaquant

Roberto Carlos débute sa carrière professionnelle en 1991 à l’União São João, un club de l’état de Sao Paulo. A tout juste vingt ans, il rejoint Palmeiras. C’est là qu’il connait sa première sélection avec le Brésil. L’Europe lui fait rapidement les yeux doux. En 1995, il traverse l’Atlantique et signe à l’Inter de Milan. Il y dispute 30 matchs et y inscrit 5 buts. Mais l’Italie a du mal à se faire à son profil, alors assez inédit.

Roberto Carlos est ce que l’on appelle un “latéral à la brésilienne”. Pas très grand (1,68m), il est surtout puissant et très rapide. Il use et abuse de sa vitesse pour monter et redescendre le long de son couloir gauche, défendant et attaquant sans cesse. Doté d’une frappe de balle exceptionelle, il est aussi un redoutable tireur de coup-franc. A l’époque, il détonne et fait figure de précurseur : avec Cafu, il ouvrira la voie à des joueurs comme Maicon ou Daniel Alves. Mais à l’époque à l’Inter, son entraineur -Ottavio Bianchi- ne comprend pas ce profil si atypique qui abandonne trop souvent ses collègues défenseurs. Roberto Carlos ne reste qu’une seule saison en Lombardie et rejoint le Real Madrid en 1996.

Les succès avec le Brésil et le Real Madrid

A Madrid, Roberto Carlos s’impose immédiatement. Son caractère offensif correspond parfaitement à la tradition et au style de jeu madrilène. Il devient un élément essentiel de la Maison Blanche et est considéré comme l’un des meilleurs défenseurs du monde.

Sélectionné en équipe du Brésil dès 1992, Roberto Carlos profite de son arrivée en Europe pour s’imposer comme un titulaire indiscutable de la Seleçao. En 1997, quelques semaines après le sacre du Real Madrid en Liga pour sa première saison au club, il remporte la Copa America puis la Coupe des Confédérations avec les Auriverdes. C’est également cette année, à l’occasion du Tournoi de France, qu’il inscrit son coup-franc le plus célèbre face à Fabien Barthez. Aujourd’hui encore, la trajectoire du ballon reste complètement inexplicable.

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Étudiant à la Sorbonne, je suis - depuis tout jeune - amateur de sport en général, de football en particulier et passionné du Paris SG.

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