Lavezzi à Paris : pour quoi faire ?
Ce ne sera pas officiel avant le 13 juin, mais c'est tout comme : Ezequiel Lavezzi sera la première recrue du PSG lors de ce mercato estival. Mais que peut apporter l'Argentin au club de la capitale ? Décryptage.
- Par G. Palacios
- Mardi 05 juin
- 2 commentaires
Nenê, Javier Pastore et Jérémy Ménez peuvent se faire du souci. Le “trio magique” du PSG est sur le point de faire long feu avec l’arrivée presque acquise d’Ezequiel Lavezzi dans la capitale. Et “El Pocho” (le Joufflu) ne viendra sûrement pas pour faire banquette, vu le prix de son transfert : 26 millions d’euros plus des bonus, soit le troisième transfert le plus élevé de l’histoire de France derrière Javier Pastore et Nicolas Anelka.
Pourtant, c’est plus un serial buteur que l’on attendait en premier au Parc des Princes. Kevin Gameiro, qui devait être celui-là, n’a guère convaincu Carlo Ancelotti, alors que Guillaume Hoarau, irréprochable sur et en dehors du terrain, n’est pas vraiment le grand (par le talent) buteur attendu par l’état-major parisien. Alors, pourquoi le “Mister” a fait du futur ex-Napolitain une de ses priorités ? Sans doute parce que Lavezzi, c’est l’anti-Nenê-Pastore-Ménez.
Si on peut classer Lavezzi, au même titre que le Brésilien et le Français, dans la catégorie des “accélérateurs de particule”, ces joueurs capables de créer des brèches sur un coup de rein, une accélération, au centre comme sur les côtés, l’Argentin cultive une différence essentielle : l’altruisme. Là où le “trio magique” parisien a souvent pêché par individualisme, cherchant à faire la différence en solo, Lavezzi cherche toujours à créer les espaces pour ses partenaires. En gros : il distribue, et les potes se régalent, ce qui explique son faible total de buts (9 cette saison en Serie A).
Et puis, Ezequiel, ce n’est pas un esthète, il ne cherche pas le beau, il cherche l’efficace. Rapide, technique, infatigable, dans la veine d’un Carlos Tevez, Lavezzi ne fait pas dans la fioriture, et n’hésite surtout pas à aller au charbon. Malgré son mètre 74, il n’hésite pas à foncer dans le tas, à jouer des coudes pour créer les espaces, tout en puissance. Nenê, Pastore et Ménez éliminent, feintent, Lavezzi va au corps à corps, transperce les défenses, quitte à se prendre des coups.
C’est aussi ça, le dernier élément qui différencie Lavezzi des trois autres : la hargne, la combativité, à chaque instant. C’est ce qui l’a rendu si populaire auprès des tifosi napolitains. Que ce soit contre la Juve ou Novara, Chelsea ou Lecce, Lavezzi ne s’économise jamais, fait toujours l’effort quand il le faut, quand on pouvait reprocher une certaine nonchalance à Pastore, Nenê et Ménez. Fort caractère, il a la rage communicative. Bien utile si le PSG se retrouve mené après un début de match mollasson.
En fait, Lavezzi est un parfait complément des milieux très offensifs du club de la capitale. S’il ne pourra pas jouer avec Nenê, Pastore et Ménez, son registre moins raffiné, plus en puissance brute devrait apporter de nouvelles solutions à Carlo Ancelotti. Et puis, alors que le PSG dispute la Ligue des Champions pour la première fois depuis 2003, un profondeur de banc plus importante ne fera pas de mal… Mais nul doute que Lavezzi, pas encore titulaire avec l’Albiceleste, vient à Paris pour tout casser.
Journaliste sportif, parfois pour RMC Sport, mais aussi pour Infosport+. Adore le foot, le rugby, la F1, le tennis, aime le reste. Domaine d'expertise : Paris.










Je pense qu’il peut faire quelque chose d’intéressant à Paris, même s’il n’a pas encore signé de contrat…
Je suis certain qu’il est ambitieux et ce que le défi parisien est intéressant…
Mais quitter Naples où il est épanoui est un gros défi…
Je ne sais pas ce qui va se produire à Paris, mais avec tous ces
étrangers hors communautaires, que vont faire les joueurs, en particulier, les joueurs français et européens.
Ce n’est pas parce que c’est Paris, mais il ne faut pas abuser avec tous ces Sud-Américains.
Merci, à bientôt.