Magdalena Neuner, la fiancée du biathlon

Après des Mondiaux à Ruhpolding qui avait tout d'un jubilé, Magdalena Neuner a mis un terme à sa carrière, ce dimanche. Histoire de partir en beauté, elle s'est adjugé le Globe de Cristal de la Coupe du Monde générale. Pour vous donner une idée de sa place au sein de la discipline, Neuner est au biathlon ce que Roger Federer est au tennis : la patronne, la taulière, l’emblème.

« J’ai mis du temps à prendre cette décision qui sera désagréable pour certains d’entre vous. Je suis fatiguée par ce rythme, je dois me reposer davantage et prendre le temps de réaliser des choses que je ne peux pas faire avec une vie de sportive comme la mienne. Je songe notamment à fonder une famille, ce qui est très important à mes yeux ».

Depuis les retraites de ses compatriotes, la « Reine » Kati Wilhelm et Uschi Disl et de la Suédoise Magdalena Forsberg, l’Allemande est la figure incontournable du biathlon, ce sport dont les Français n’entendent parler que pendant les Jeux Olympiques mais qui est une véritable religion outre-Rhin. Et quand elle est au climax de sa condition, « Lena » se transforme en un véritable rouleau-compresseur sur skis. Retour sur sa carrière époustouflante.

Un talent précoce

Née en 1987 à Garmisch-Partenkirchen, Magdalena Neuner débute le biathlon à seulement neuf ans. Précoce, elle effectue une carrière de seulement deux saisons chez les juniors, de 2004 à 2006, pendant lesquelles elle remporte cinq breloques dorées aux Championnats du Monde. Conséquence logique, Neuner devient titulaire au sein de la redoutable armada allemande. Le début d’une course échevelée vers les records.

Car du haut de ses 19 ans, Magdalena Neuner n’a rien à envier à ses aînées. Dès sa première saison chez les seniors, en 2006-2007, la Bavaroise impressionne. En janvier 2007, à Oberhof, elle remporte sa première épreuve de Coupe du Monde. Mais ce qui retient encore plus l’attention, c’est quand, deux jours plus tard, après avoir oublié de recharger sa carabine, elle se hisse tout de même sur la troisième marche du podium malgré… Six fautes au tir !

Parce qu'on n'est pas là pour beurrer les sandwiches!

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