Le parcours du Tour à la loupe
Juillet arrive à grands pas, et avec lui, le plus grand évènement sportif annuel. Le Tour de France, le rendez-vous phare d’une saison, le rêve ultime de tout cycliste normalement constitué. Pour y triompher, certains n’hésitent pas à miser toute leur saison dessus. L’élément le plus représentatif de l’épreuve, hormis son plateau, est son parcours. Dévoilé en octobre dernier, il fait parler de lui toute l’année, fait couler beaucoup d’encre et son étude devient indispensable pour coureurs, manageurs, fervents observateurs et même simple amateurs de cyclisme le temps d’un mois. Sans plus attendre, analyse d’un parcours qui offre une chance à tous les types de coureurs de s’exprimer.
- Par Chronique du Vélo
- Mardi 26 juin
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La part belle aux rouleurs… C’est d’emblée ce qui aura su retenir l’attention des observateurs : le 99e Tour de France comporte plus de 100 kilomètres contre-la-montre. Pire encore pour les grimpeurs : seulement deux arrivées en altitude pour faire la différence. Sans Alberto Contador, suspendu, ce parcours semblait alors dès sa présentation avantager les coureurs complets que sont Evans et Wiggins, au contraire des Schleck, Gesink, Van den Broeck, Sanchez et consorts.
Jugez plutôt, le Tour 2012 c’est 101.4 kilomètres contre-la-montre, répartis dans un prologue et deux chronos individuels, 9 étapes de plaine, 4 autres plus escarpées et enfin « seulement » 5 de montagne. On reste pour comparaison bien loin de la démesure offerte par le Giro.
Alors, réel avantage pour les gros rouleurs ou incitation au spectacle contraignant les grimpeurs à prendre des risques ? L’organisation a démontré en tout cas sa volonté d’assurer le spectacle. Dans son ensemble, ce parcours se veut donc innovant, avec 9 villes étapes inédites sur le Tour, et des difficultés jusqu’alors inconnues, comme le Mur de Péguère où une défaillance se paiera plein tarif. Tout en offrant de nombreuses occasions aux sprinteurs, le parcours laisse de belles étapes aux baroudeurs, et qui plus est sur l’évènement médiatique de la saison, ils seront nombreux à batailler pour se faire une place à l’avant.
Analyser ce parcours, c’est repérer les pièges qu’il cache. La première semaine sera comme souvent nerveuse, de nombreux leaders pourraient encore une fois y perdre toutes ambitions. Cette édition nous réserve certainement plus de surprises que l’on ne pense, il faudra quoi qu’il arrive se montrer inébranlable durant trois semaines de course pour se parer de jaune sur les Champs-Élysées…
Prologue (Samedi 30 juin) : Liège – Liège (6,4 km)
Comme en 2010, le prologue vient marquer le Grand Départ du Tour. Au bout de cet effort intense de quelques minutes se décrochera le premier maillot jaune. Le parcours tracé dans les rues de Liège offrira sans doute la tunique à un spécialiste. Trop peu technique pour envoyer du monde au tapis, seule la puissance pure fera la différence. Pour certains favoris, il faudra avant tout concéder le moins de temps possible ici. Pour le grand favori qu’est Bradley Wiggins, il s’agira de marquer les esprits. Mais pour frapper un tel coup, le coureur britannique devra battre un certain Tony Martin. Voire même Fabian Cancellara, qui pourrait profiter de l’évènement pour marquer son retour, lui qui s’était déjà imposé dans la ville belge en 2004.
1ere étape (Dimanche 1er juillet) : Liège – Seraing (198 km)
Dans la continuité de l’édition précédente, la première étape en ligne semble plus promise à un puncheur qu’à un sprinteur. En haut de la côte de Seraing, Philippe Gilbert sera, chez lui, le grandissime favori. Attention cependant à Peter Sagan, qui devrait lui passer la bosse sans encombres. Entre autres, tous les puncheurs rapides devraient tenter le coup, tandis que les purs sprinteurs tenteront de s’accrocher sur les pourcentages relativement doux de la côte (4,7% sur 2,4 km).
Avant l’ultime rampe, les coureurs devront gravir 4 côtes de 4e catégorie qui définiront le premier maillot à pois mais qui ne devraient causer aucun dégât dans le peloton, puisque situées bien trop loin de l’arrivée.
Sur une côte aussi peu pentue, il nous est difficile d’imaginer des écarts entre cassures comme au Mur de Bretagne. Cependant, le maillot jaune peut changer d’épaules et un leader peut lâcher quelques dizaines de secondes dans l’affaire. Mais le plus important pour les favoris sera avant tout d’éviter les chutes au sein d’un peloton de plus de 190 coureurs, la première étape en ligne sera nerveuse.









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