Open d’Australie ATP : Le Big Four domine
C’est au terme d’une belle quinzaine que Novak Djokovic remporte son troisième tournoi du grand Chelem consécutif et bat une nouvelle fois Rafael Nadal, mais cette fois avec beaucoup plus de difficulté. Roger Federer bloque quant à lui toujours dans les derniers tours tandis que Murray se rapproche petit à petit de son premier titre majeur. Pour les Français, le bilan est très mitigé…
Novak Djokovic : On recommence ?
Une année 2011 au sommet… et une année 2012 qui est (très) bien partie ! En remportant l’édition 2012 de ce grand chelem Australien, Novak Djokovic enrichit son palmarès et décroche son 5e titre dans ce type d’épreuve. Le Serbe aura également marqué un peu plus l’Histoire en remportant sa troisième épreuve du grand Chelem consécutive (après Wimbledon et l’US Open), et rejoint Rod Laver, Pete Sampras, Roger Federer et Rafael Nadal, au rang des seuls hommes à avoir accompli ce type d’exploit. Débutant son tournoi par des matchs assez déséquilibrés, il se débarrasse très facilement de Lorenzi, Giraldo ou encore Mahut. Le Serbe ne connaîtra les premières difficultés de sa quinzaine qu’en huitième de finale où le chouchou du public, Lleyton Hewitt, se sert de la seule petite baisse de régime de Djokovic pour lui prendre un set. En quart de finale, il livre certes un bon match face à Ferrer, mais inquiète. En effet, Nole semble donner l’impression qu’une blessure à la cuisse gauche l’handicape… Mais dans un énorme match, il balaye toutes ces suppositions le voulant diminué, et au terme d’une longue partie en cinq manches, il écarte Andy Murray de son premier titre en grand Chelem. De par son niveau de jeu et sa fraîcheur physique, Novak Djokovic n’arrive pas en finale au meilleur de ses moyens. Et cela ne tarde pas à se voir… Lors du début de match, il commet beaucoup de fautes « faciles », et laisse le premier set s’échapper. Il se ressaisit dans les deuxième et troisième manches pour passer devant mais est trop passif au moment de conclure dans le quatrième set. Il s’impose finalement dans un cinquième set où les deux hommes ne parviennent quasiment plus à tenir debout ! Il arrache donc la victoire après un match d’anthologie qui restera dans la mémoire des spectateurs de la Rod Laver Arena présents en ce 29 janvier !
Rafael Nadal : On se rapproche…
Oui Rafael Nadal a perdu ses sept derniers affrontements contre Novak Djokovic. Oui l’Espagnol n’a toujours pas trouvé la clé pour battre le Serbe. Mais dire que Rafael Nadal est passé très loin, c’est un mensonge. Rafa a livré une partie incroyable face au n°1 mondial, et cela ne s’est presque joué « à rien ». Et on par ailleurs pu réalisé l’énorme travail qu’a réalisé le gaucher de Manacor. Notamment sur ses choix tactiques, Rafa hésite beaucoup moins à aller s’engouffrer avec son coup droit vers une zone long de ligne. Les changements sur son matériel ont aussi payé : il a notamment décidé d’alourdir sa raquette pour trouver plus de puissance dans ses frappes. Mise à part la finale et sa rivalité avec Djokovic, on en vient au parcours de Rafa. L’Espagnol s’est détaché du qualifié Kuznetsov puis du vétéran Tommy Haas. Lacko ainsi que son compatriote Lopez en ont ensuite été ses victimes. En quart de finale, il se débarrasse du Tchèque Tomas Berdych, mais avec une grosse peur : Berdych a eu des balles de deux sets à zéro avant de s’incliner en quatre sets ! En demi-finale, on assiste au « clasico » du tennis mondial, là où en football, Barcelone affronterait Madrid, en tennis c’est Nadal contre Federer ! Et le complexe d’infériorité qu’exerce Djokovic sur Nadal, s’applique entre…Nadal (justement) et Federer ! Rafa perd la première manche mais comme face à Berdych, il élève son niveau de jeu pour remporter les trois sets suivants et gagner la match… Alors que Match-Point avait titré son cas d’ « inquiétant » en début de tournoi, Nadal nous a tout bonnement fait mentir !
Roger Federer : Si proche, si loin…
Il est proche, mais il est loin ! Oui c’est confus, mais c’est bel et bien l’impression que l’on a au sujet de Roger Federer à chaque grand Chelem. Quasiment intouchable jusqu’en demi-finale, l’homme au 16 titres majeurs se débarrasse tout d’abord d’un qualifié, Kudryavtsev, puis bénéficie du forfait de l’Allemand Andreas Beck. Sans jouer à un incroyable niveau, il ne reçoit qu’une petite alerte au troisième tour, où Karlovic parvient à obtenir une balle de première manche, qu’il ne convertira pas. C’est ensuite le très jeune chouchou du public, Bernard Tomic, qui se met sur la route du Suisse. Trois set suffisent pour balayer le jeune Australien, mais qui sera sans doute un futur grand ! Une incroyable démonstration contre Del Potro suit et Roger arrive en demi-finale contre Nadal en bonne forme aussi physique que mentale ! Cela se voit dans un premier set qu’il remporte au tie-break… avant qu’il ne perde les prochaines manches et le match avec ! Pourquoi le Suisse bloque-t-il toujours et encore dans les derniers tours de grand Chelem ? Le stress, la pression, le complexe d’infériorité face à Nadal peuvent êtres des raisons. Parviendra-t-il a surmonter tout cela pour conquérir un dix-septième titre majeur ?









Retrouvez Carnet Sport sur
Pour votre iPhone & iPad
Abonnez-vous à la Newsletter