Metta World Peace : le parcours atypique d’un joueur hors-norme
Ron Artest. Metta World Peace. Deux noms pour un seul homme, comme un symbole de la dualité du personnage
- Par Monsieur_Mehdi
- Lundi 30 avril
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D‘un coté, un sportif de très haut niveau, l’un des tous meilleurs défenseurs de la ligue, arme à trois points fiable et guerrier absolu. De l’autre, un mec complètement fou capable de monter en tribune se battre avec des supporters ou de balancer des coups de coude dans la tête d’adversaires qui avaient pour seul tort de se trouver sur son passage lors de sa célébration.
Ron Artest, un joueur qui, toute sa carrière, s’escrimera à réduire à néant tous ses efforts pour changer d’image. Le parcours d’un joueur unique.
Ses racines: Queensbridge, New-York
Durant sa jeunesse, Ron Artest a passé le plus clair de son temps à idolâtrer et imiter ses idoles des playgrounds, ces terrains de jeu où il a modelé son physique imposant et sa défense dure, et d’ou vient aussi sa mentalité de “bad boy”.
Voisin du rappeur Nas, il rêvera toute sa vie d’être un “Gangsta-rappeur”, afin de gagner l’admiration de tous dans son quartier difficile.
Quartier dont il se réclame régulièrement, et dont la réputation n’est plus à faire.
Pour imager le contexte dans lequel il a grandi, Artest, alors adolescent, participait au tournoi où l’un de ses coéquipiers est mort lors d’une rencontre après que des spectateurs l’aient poignardé avec un pied de table en plein coeur.
Comprenez bien, ce n’est pas là une excuse ou même une explication, mais plus un des nombreux facteurs de la folie de Ron.
Lamar Odom, son ancien équipier, ou encore Elton Brand, ont grandi dans le même quartier et n’ont pour autant pas développé de comportement irrationnel et violent à la manière d’Artest.
mort poignardé avec un pied de table en plein coeur
Reste qu’après une carrière scolaire assez remarquée, Ron débarque dans la NBA directement dans son équipe favorite, les Bulls de Chicago, où il est présenté comme un excellent défenseur.
Seulement, en deux ans et demi dans l’Illinois, clairement, son caractère pose problème. Il faut quand même avouer qu’un joueur qui boit une bouteille de Cognac à la mi-temps des matchs, comme il l’avouera plus tard, ça fait mauvais genre.
Son implication sur le terrain est mitigée, et son principal fait d’arme sous la tunique des Bulls sera sa bagarre avec Glenn “Big Dog” Robinson, qui lui vaudra sa première suspension en NBA.
Les Pacers, de la consécration à la folie
Après deux saisons, Artest est échangé par les Bulls qui l’envoient aux Pacers, qui sont encore une grande équipe à ce moment là.
Les Pacers comptent sur sa présence défensive pour renforcer l’équipe, et tenter de remporter le titre NBA qui pourrait couronner la carrière de l’un de leur plus prestigieux joueurs, Reggie Miller. Mais malheureusement, c’est précisément à ce moment là que son mental s’effrite sérieusement.
Alors qu’il a tout pour réussir, aussi bien sur le plan personnel qu’au niveau de l’encadrement, Ron-Ron pète littéralement les plombs au fil des matchs, et début 2003, il est à nouveau suspendu pour avoir démoli une caméra et un écran de contrôle au Madison Square Garden.
Il expliquera ce geste par la frustration de la défaite…
Alors qu’il revient tout juste de cette mise à l’écart, moins d’un mois plus tard, il devient complètement fou face au Heat, et veut se battre avec Pat Riley puis avec tout le banc de Miami, prémices du Brawl de Detroit.
Il est à nouveau suspendu, mais les Pacers le soutiennent encore, contre vents et marées. La franchise croit en lui, et l’aide à se reconstruire mentalement, sur et en dehors du parquet.
Cette saison là, les Pacers se bâtissent un effectif impressionnant niveau basket, mais recrutent beaucoup de “bad boys” (Al Harrington et ses liens avérés avec les gangs New-Yorkais, Fred Jones, Jamal Tinsley, puis Stephen Jackson l’année suivante…). De quoi lutter physiquement avec une autre grosse équipe de la conférence Est, les Pistons de Detroit, mais aussi une mauvaise influence pour un Artest qui dérivera peu à peu vers le n’importe quoi…
Le suspensions passent, et Artest se fait moins remarquer, étant irréprochable à partir de Mars 2004. Son attitude s’améliore, et il devient un vrai joueur de basket. Enfin, il est reconnu pour ses performances et non plus pour ses frasques.
Sa défense est louée, et son comportement change, à tel point qu’il est élu défenseur de l’année, et qu’il gagne enfin le respect de ses pairs sur le parquet.
Mieux encore, il devient All-Star, chose peu commune pour un joueur principalement réputé pour ses talents défensifs. Il est alors au sommet, et est en passe de devenir une véritable star dans la ligue.
Seulement, en novembre, sa bêtise va encore le rattraper.










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