L’UBB est-elle lancée ?
Malgré la chaleur ambiante de la mi-Août, la douche froide inaugurale prise face à Grenoble avait été loin d’être salvatrice. Elle a cependant permis à l’Union de retrouver ses esprits, comme l’a attesté sa performance contre l’USAP à Chaban Delmas samedi dernier. Un succès porteur d’espoirs qui ne vient pas forcément gommer les imperfections entrevues lors du premier match à Moga. Premier check point bordelo-béglais après ces deux premières journées du Top 14 2012-2013
« On n’envisage pas de perdre une seconde fois. » Matthew Clarkin, le capitaine néo-zélandais de l’UBB avait prévenu. A l’orée du second match de la saison qui voyait l’UBB affronter l’USAP dans l’antre du Stade Chaban Delmas, la pression était palpable, déjà. Son origine ? Tout droit tirée de la défaite subie au Stade André Moga lors du coup d’envoi du championnat face au promu grenoblois. Ce jour là, l’Union n’avait été que l’ombre d’elle même, lorsque l’on se base sur le visage affiché sur ses terres tout au long de la saison précédente. Approximative, indisciplinée, avec des cadres en faillite, l’Union Bordeaux Bègles avait tout de même gardé sa facette joueuse. Et encore, elle ne fût visible que par intermittence. Qui plus est, parfois, utilisée à mauvais escient, comme en a témoigné ce choix tactique largement contestable de choisir au 22m la pénaltouche alors que l’équipe ne mène que 21-20 et joue en supériorité numérique à 15 contre 14. Dans ce match, il ne faut pas enlever tout le mérite revenant à Grenoble qui a évolué libéré à Musard et a joué crânement sa chance pour son premier match parmi l’élite après 7 années d’absence.
Le début de semaine qui suivit cette déconvenue fût celle des mises au point et de la remobilisation. Raphaël Ibanez, le manager bordelais, est monté au créneau de manière à mettre les joueurs devant leurs responsabilités. Car ce n’était pas que le temps pressait déjà, mais le calendrier de l’Union tel qu’il est ne donnait pas droit à la perte de trop de plumes lors des deux premiers matchs joués à domicile. L’échéance de Perpignan se profilait et l’instant était déjà à la prise de conscience.
Pour aborder ce second match d’affilée « at home », le staff de l’UBB allait apporter quelques ajustements dans son XV de départ. Exit les Delboulbes, Treloar et Vasuinubu, bonjour les Forbes, Gibouin et Brana. Des choix, à posteriori, qui se révèlent être pertinents, car l’Union l’a emporté aux dépens des Perpignanais sur le score étriqué de 26 à 22. Une rencontre qui ne restera pas dans les annales en terme de jeu pur mais qui aura vu une équipe girondine solide(-aire), généreuse et beaucoup moins brouillonne que lors de son match de rentrée. Ajouter à cela un buteur en pleine réussite en la personne de Camille Lopez, et l’UBB est sortie vainqueur d’un combat de tous les instants. Une victoire qui rassure et qui va permettre de préparer plus sereinement les deux déplacements coriaces et consécutifs qui attendent les unionistes, au Racing et chez sans doute l’épouvantail de ce championnat, Toulon.
A l’heure d’un premier bilan, dire que l’Union est désormais lancée s’avère bien évidemment hâtif. La défaite face à Grenoble reste très frustrante même s’il ne faut plus s’attarder dessus, ou seulement pour améliorer les talons d’Achille visibles lors de ce match. Du succès face à l’USAP, il faudra capitaliser, entre autres, sur une présence physique formidable et un alignement en touche efficace. Une défaite puis une victoire, le sens inverse aurait fait plus désordre avant de se rendre chez deux cadors de ce Top 14. Jusqu’ici, tout n’est pas à jeter, loin s’en faut… à part ce qui n’a pas fonctionné.








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