Et ADAMS frappa une fois de plus
Après Jeannie Longo, Grégory Baugé ou Yohann Offredo, c’est au tour d’un autre cycliste français, Sebastien Turgot, deuxième du dernier Paris-Roubaix, d’être dans le viseur de l’UCI après trois manquements aux règles de localisation : les fameux « no shows » !
Qui est ADAMS ?
ADAMS, c’est le logiciel qui permet de « simplifier l’administration des opérations antidopage des partenaires et des sportifs au quotidien ». Il est ainsi décrit sur le site de l’agence mondiale antidopage. Le sportif de haut niveau, qu’il soit cycliste, rugbyman ou escrimeur, doit communiquer ses informations quotidiennes afin qu’on puisse le retrouver pour tout contrôle inopiné.
Mais soyons clairs ! Il n’est pas demandé aux sportifs de décrire leurs faits et gestes minute par minute mais seulement leurs activités régulières, un entraînement par exemple. Ils doivent aussi spécifier le lieu où ils logeront, que ce soit chez eux ou dans un hôtel pour une compétition, des vacances… A partir de là, il leur est demandé de donner une heure entre 6h et 23h durant laquelle ils pourront subir un contrôle. C’est seulement durant cette seule heure qu’il est possible de signaler un no show si les contrôleurs se sont déplacés et n’ont pas trouvé le sportif à l’endroit indiqué. De plus, les informations peuvent être changées jusqu’à la veille, 17h. Le sportif peut donc aussi recevoir un avertissement s’il n’a pas rempli le logiciel à temps.
A la vue des polémiques qui existent autour de ce logiciel, on pourrait croire que les contrôleurs peuvent débarquer quand ils le veulent, à l’heure où ils le souhaitent, si bien qu’on en venait à se demander si le sportif pouvait avoir une quelconque vie privée. Or ce n’est pas le cas, et l’AMA le stipule très bien.
Des condamnations aussi différentes les unes que les autres…
Malgré cela, des sportifs multiplient les no shows, oublient de mettre à jour leur emploi du temps ou de le remplir. C’est à partir de trois no shows, soit trois avertissements, en moins de dix-huit mois que le sportif peut être sanctionné. Ceci valant comme un contrôle positif au vu de la peine maximale qui peut être infligée.
L’autre problème est le suivant : c’est la fédération dont dépend le sportif qui juge et décide de la peine infligée ; et cela diffère entre les pays, entre les sports mais aussi en fonction de “la tête du client”…
Exemple selon les sports, en France : Yoann Huget (rugbyman) a écopé de trois puis quatre mois de suspension alors qu’en parallèle, Yoann Offredo (cycliste) a pris un an. Pourquoi cette différence ? Une sanction a été décidée par la fédération française de rugby, l’autre par celle de cyclisme. Une preuve supplémentaire que le cyclisme souffre de sa réputation. Afin de faire constater qu’elle milite dans le bon sens, la FFC veut montrer l’exemple alors que le cycliste n’a pas été contrôlé positif, juste fait preuve de négligence…. En fin de compte, tous les sports ont les mêmes problèmes mais certains sont plus stigmatisés.
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