Liquigas : avantage collectif ?

A l'aube de la dixième étape du Tour d'Italie, tour d'horizon sur les forces en présence après une première semaine relativement calme. Et premier fait important : le Team Liquigas a (déjà) investi les premières places du classement général.

Un constat un peu réducteur mais qui exprime néanmoins les qualités du groupe de Roberto Amadio : l’équipe Liquigas s’est positionnée ce week-end au classement général, après les deux étapes de moyenne montagne reliant Recanati à Rocca di Cambio et Sulmona à Lago Laceno. Et j’anticipe les critiques : ce n’est pas anecdotique. Qu’on se le dise, cette équipe a été composée dans le seul objectif de gagner le Giro et faire triompher une nouvelle fois « le Boss » Ivan Basso. Un leader qui, s’il n’a pas eu à s’employer véritablement jusqu’à présent, s’est néanmoins montré en allant chercher la sixième place samedi avant de finir dans le wagon des favoris dimanche. Encore une fois, des performances notables quand on connaît les difficultés de mise en route du Varésan.

Mais en comparaison avec la Lampre, Astana, le Team Sky, Katyusha ou encore Radioshack, pourquoi les verts et blancs auraient-ils une longueur d’avance ? Il faut l’admettre, les Liquigas ne sont pas les seuls à jouer la gagne. Les Lampre comptent sur l’appui de Cunego comme équipier de luxe pour emmener Scarponi dès que la route s’élèvera. De plus, l’enjeu est tout aussi important pour l’autre équipe italienne majeure de ce Giro, qui a à cœur de montrer qu’elle est parfaitement capable de défendre un titre acquis sur tapis vert l’an dernier après le déclassement d’Alberto Contador.

Pour Astana et son leader, Roman Kreuziger (appuyé par Tiralongo vainqueur samedi), c’est avant tout une lutte pour la reconnaissance. L’équipe, orpheline de celui qui a impulsé sa création, Alexandre Vinokourov, voit dans ce Giro 2012 l’occasion de confirmer le potentiel du Tchèque, trop longtemps concentré sur un rôle d’équipier, à l’image de ce qu’il pouvait être chez Liquigas. En ce qui concerne l’équipe Katyusha, bâtie autour de Joaquim « Purito » Rodriguez pour ce Tour d’Italie, l’occasion est parfaite pour confirmer la bonne forme de l’Espagnol depuis le début de la saison, ponctuée par sa victoire sur la Flèche Wallonne. Enfin, chez Radioshack, le remplacement de dernière minute du Danois Jakob Fuglsang par Fränk Schleck, troisième du dernier Tour de France, montre bien que le Giro n’est pas pris à la légère du côté de Johan Bruyneel. Alors comment analyser les chances de succès des principaux candidats au Giro ?

Roman Kreuziger tout d’abord. S’il a déjà prouvé qu’il était capable de terminer à des places honorables sur les principaux Grands Tours (8e de la Grande Boucle en 2010, 5e du Giro l’an dernier), il est pour autant difficile d’en voir un vainqueur du Tour d’Italie en puissance. Tout du moins pas maintenant. Malgré des aptitudes évidentes en contre-la-montre ou en montagne, la fougue du Tchèque lui a parfois joué des tours sur des courses de trois semaines, le faisant payer cash les journées de moins bien. Même s’il peut compter sur un Tiralongo en jambes en ce début de Giro, difficile de dire que le Team Astana est à toute épreuve en montagne. La carte à jouer pour Kreuziger est donc clairement individuelle.

Pages : 1 2

  1. Pingback: La montagne accueille le Giro – Carnet Sport - Actualité sportive – Devenez rédacteur et décrochez la une !

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Apprenti journaliste, étudiant en sciences politiques, Carnet Sport m'offre la possibilité de développer mes publications. Sympa

Retrouvez Carnet Sport sur

Pour votre iPhone & iPad

Iphone & iPad

Abonnez-vous à la Newsletter