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Sur les quatorze Montpelliérains qui ont foulé la pelouse du Parc des Princes dimanche soir, six d'entre eux étaient des purs produits de la formation héraultaise. Zoom sur l'une des facteurs-clés de la réussite de Montpellier.

Plus que jamais à la lutte pour le titre de champion cette saison, le Montpellier Hérault est devenu en trois ans le modèle à suivre pour les ex-habitués de la Ligue 1. Lens, Monaco, Nantes, Le Havre, Metz… Tous ces clubs vivent aujourd’hui une période similaire à celle traversée de 2004 à 2009. Cinq longues années en Ligue 2 qui n’ont néanmoins pas servi à rien, car à l’inverse de certains qui ont fait l’ascenseur (Nantes, Lens…) et n’arrivent plus aujourd’hui à s’en sortir, Montpellier est remonté avec un effectif qui s’est immédiatement révélé compétitif en Ligue 1. Un effectif qui atteint sans doute son apogée aujourd’hui, grâce entre autres à l’explosion des jeunes issus du centre de formation.

L’histoire des douze jeunes qui composent aujourd’hui près de la moitié de l’équipe première -et de l’équipe-type- a véritablement débuté en 2007. Montpellier est alors aux portes de la relégation. Responsable de l’équipe première, Jean-François Domergue est débarqué à quatre journées de la fin, remplacé par Rolland Courbis. Le natif de Toulon réussit l’opération maintien. Pour l’anecdote, Courbis n’était que le second choix de Louis Nicollin, qui s’était d’abord tourné vers Laurent Blanc qui avait à l’époque refusé de venir sauver son club formateur. Pendant que Courbis et ses grognards -Robert Malm, Bruno Carotti, Frédéric Mendy, Philippe Delaye…- permettent au club d’échapper au National, Domergue prend les rênes du centre de formation. A l’époque, Jamel Saïhi, Karim Aït-Fana et Mapou Yanga-Mbiwa se rapprochent du groupe professionnel. Geoffrey Jourdren s’y installe lui, profitant d’une blessure de Laurent Pionnier pour s’installer dans les cages en tant que titulaire.

Un an plus tard, les trois jeunes hommes -à peine majeurs- sont installés au sein de l’équipe première par Courbis. Yanga-Mbiwa occupe le flanc gauche de la défense, Saihi entre dans la rotation dans l’axe et Aït-Fana devient un joker intéressant pour les fins de rencontre. Pendant ce temps-là, c’est Abdelhamid El-Kaoutari qui fait connaissance avec le groupe professionnel. Montpellier termine l’exercice 2007-2008 à la huitième place du championnat. Vient alors l’heure de la montée : Aït-Fana franchit un palier aux avants-postes, Yanga-Mbiwa est mur pour évoluer dans l’axe de la défense et, à défaut de Saihi qui voit sa progression ralentie en 2009, c’est Tino Costa qui prend les commandes du jeu et pèse de tout son poids dans la remontée de Montpellier dans l’élite.

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  1. avatar
    21 février 2012 a 10 h 49 min

    Nickel tout çà :)
    Pour compléter j’ajouterais toutefois que Johan Carrasso était le titulaire de Courbis dans le but lors de la dernière saison en Ligue 2. Lui aussi formé au club, il avait obtenu sa place suite à une blessure de Jourdren et l’avait conservée même après le retour de celui-ci. Et cette histoire s’est terminée par un sacré symbole puisque Carrasso s’est à son tour gravement blessé lors du match de la montée face à Strasbourg en arrêtant un penalty et a cédé sa place au natif de Meaux….qui ne l’a plus lâchée depuis…

  2. 21 février 2012 a 20 h 04 min

    tres bien ecrit

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