Le bilan d’Antoine Kombouaré

Le 30 décembre dernier, Antoine Kombouaré a été officiellement démis de ses fonctions d’entraineur du Paris Saint Germain. Un mois après les faits, c’est l’occasion de s’interroger sur le bilan du kanak à la tête du PSG et de revenir sur les circonstances de son licenciement

Le 18 mars 1993, le PSG reçoit le Real Madrid en quart de finale de la Coupe de l’UEFA. Battu nettement à l’aller (3-1), les Parisiens ne gardent espoir que grace au but inscrit par David Ginola à Santiago Bernabeu. Dans les arrêts de jeu, à la 92e minute du match, alors que le PSG mène 3-0 (grâce à Valdo, deux fois, et Ginola) et tient sa qualification et son exploit, le redoutable attaquant chilien du Real Madrid, Ivan Zamorano, réduit la marque et envoie les deux équipes en prolongations. Mais l’arbitre ne semble toujours pas vouloir siffler la fin du match et à la 96ème minute, le PSG obtient un coup franc bien placé. Le meneur de jeu brésilien, Valdo, se charge du coup franc, le défenseur parisien Antoine Kombouaré reprend victorieusement de la tête. Les quarante-six mille spectateurs du Parc des Princes ont encore en mémoire l’explosion de joie qui s’en est suivie dans tout le stade. Les téléspectateurs, eux, ont encore en tête les mots du regretté Thierry Gilardi : « il est monté, tête de Kombouaré et but, c’est extraordinaire, c’est Kombouaré qui vient mettre la tête, Kombouaré le sauveur ! ». Antoine Kombouaré est entré ce soir-là dans la légende du Paris Saint Germain. Pour toujours, il sera « Casque d’Or ».


« Casque d’O r» pour toujours dans la légende du PSG

Formé au FC Nantes, Antoine Kombouaré a vécu les plus belles heures de sa carrière de joueur dans la capitale. Il arrive au PSG en novembre 1990, quelques mois avant le rachat du club par Canal +. Kombouaré va vivre de l’intérieur l’âge d’or du club parisien. Défenseur central rugueux, il doit composer au PSG avec une forte concurrence, notamment celle de Ricardo Gomez – capitaine du Brésil lors de la Coupe du Monde 1990 – et d’Alain Roche – joueur français de l’année 1992 et capitaine du PSG en 94/95. Malgré cela, Antoine Kombouaré saura tirer son épingle du jeu et gagner du temps de jeu. Ainsi, il participe aux aventures européennes du club, est titulaire lors de grands matchs comme contre le Real Madrid (1993) ou encore contre la Dream Team de Johan Cruyff, le FC Barcelone (1995), où il fut même capitaine. Il quitte le Paris SG à l’été 1995 après avoir engrangé un titre de champion de France (1994), deux Coupes de France (1993, 1995), une Coupe de la Ligue (1995) et participé à trois demi-finales européennes.

Après des passages en Suisse (FC Sion, en 95/96), en Ecosse (Aberdeen FC, 96/98) et en banlieue parisienne (RC Paris, 98/99), il raccroche les crampons à 36 ans. Au moment d’entamer sa reconversion, il revient logiquement vers son club de cœur, le PSG, pour s’occuper de l’équipe réserve (1999/03). Son travail avec la CFA est unanimement salué et Antoine Kombouaré se sent prêt pour le grand saut. Il fait ses débuts d’entraineur professionnel à Strasbourg. La première saison (03/04) est réussie, la seconde est plus compliquée et Antoine Kombouaré ne passe pas l’hiver. Il rebondit à l’intersaison suivante (juillet 2005) à Valenciennes. Il reste quatre saisons dans le Nord (05/09) et parvient, avec des moyens très limités, à maintenir son équipe dans l’élite. En mai 2009, il quitte Nungesser sous les vivas du public pour retourner tenter sa chance dans la capitale, à la tête, cette fois, de l’équipe première.


2009/10, une première saison très compliquée

Kombouaré mise sur la stabilité de l’effectif pour sa première saison du PSG en 2009 : Grégory Coupet, Christophe Jallet et Mevlut Erding sont les principaux renforts du PSG. Malgré un mois d’août prometteur (comme souvent dans la capitale), le PSG ne parvient pas trouver son rythme. Très vite, l’objectif annoncé – renouer avec la Coupe d’Europe par le biais du championnat – devient hors de portée. Rien ne semble sourire au PSG qui doit composer pendant une bonne partie de la saison sans son attaquant vedette, Guillaume Hoarau, blessé. Le 26 octobre 2009, des cas de grippe A empêchent le PSG de jouer à Marseille, les rues de la cité phocéenne deviennent alors le terrain d’affrontements entre supporters des deux camps. Toute la saison, les supporters parisiens ont été une épine dans le pied du club. Le 28 février 2010, l’affrontement entre supporters parisiens de la tribune Auteuil et de la tribune Boulogne cause la mort d’un jeune homme. Dans ce contexte tendu, Kombouaré met toute son expérience et son vécu au club pour remobiliser ses joueurs vers un ultime objectif, la Coupe de France. Le samedi 1er mai 2010, un but du revenant Guillaume Hoarau, face à Monaco, offre au PSG sa huitième Coupe de France. Le PSG jouera bien la Coupe d’Europe la saison suivante. L’essentiel est sauf.

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Étudiant à la Sorbonne, je suis - depuis tout jeune - amateur de sport en général, de football en particulier et passionné du Paris SG.

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