La revanche des Clippers
Cette saison, on assiste à un véritable tremblement de terre en Californie. Les Clippers, équipe de losers par excellence, vont probablement terminer devant leurs grands rivaux, les Lakers. Vers une nouvelle ère à Los Angeles ?
Solidement installés parmi les équipes de tête de la conférence ouest (deuxième après vingt-et-une rencontres), les Los Angeles Clippers font le spectacle. Désormais solidement armés avec Blake Griffin, Chris Paul ou encore Caron Butler, les Clippers risquent de renouer cette saison avec les play-offs qu’ils n’ont plus joués depuis 2006. Hasard de l’Histoire, leur retour au premier plan coïncide avec la dégringolade des Lakers. Orphelin de Phil Jackson, les Lakers se reposent uniquement sur les épaules de Kobe Bryant et luttent pour une place en play-off qui leur a été acquise pendant tant d’années.
Dans l’ombre des Lakers
S’établissant à Los Angeles en 1984 après un court passage à San Diego, les Clippers ont souffert de la comparaison avec leur voisin, les Lakers. Depuis 1999, les deux franchises partagent la même salle, le Staples Center. Une comparaison qui tourne très nettement à l’avantage des Lakers. Quelques-uns des plus grands joueurs de l’Histoire ont joué sous le mythique maillot jaune et violet des Lakers. C’est le cas de Kareem Abdul Jabbar, meilleur marqueur de l’histoire de la League, de Magic Johnson, de Shaquille O’Neal ou, encore actuellement, de Kobe Bryant. En face, le meilleur marqueur et meilleur passeur de l’histoire de la franchise, Randy Smith, évoluait aux Clippers à l’époque où ils étaient encore basés à San Diego. C’est dire. Le palmarès est un autre critère éloquent. Avec 16 titres NBA et 31 titres de champion de conférence, les Lakers impressionnent. Les Clippers, eux, n’ont jamais remporté le moindre titre, pas même de division. Depuis leur installation a Los Angeles, les Clippers n’ont participé qu’à quatre reprises aux play-offs ! Coté gradin, là non plus il n’y a pas vraiment de match. Le tout Hollywood a choisi son camp et soutient les Lakers. Fan absolu, Jack Nicholson est souvent vu au Staples Center pour supporter l’équipe. On peut également y croiser Dustin Hoffman, Denzel Washington ou encore Snoop Dogg. Le fan le plus célèbre des Clippers est Abraham Benrubi qui a principalement joué Jerry, le réceptionniste dans Urgences, et Kubiac dans la série Parker Lewis.
L’ère Blake Griffin
A force de terminer dans les tréfonds du classement NBA, les Clippers obtiennent le premier choix de la draft 2009. Celui-ci se porte sur Blake Griffin de l’université d’Oklahoma. Mais cette poisse qui semble s’obstiner sur les Clippers touche Blake Griffin : blessé, il ne disputera pas un seul match lors de sa première saison en NBA ! Sa saison 2010/11 sera éblouissante pour le rookie. Il inscrit 29 double-double lors de ses 36 premiers matchs. Il finit la saison avec des moyennes de 22.5 pts/match et 12.1 rebonds/match. Il enchaine les dunks, tous plus spectaculaires les uns que les autres, contribuant grandement à sa popularité. Lors du All Star Weekend, après avoir disputé le Rookie Challenge, il est sélectionné par les coaches pour disputer son premier All Star Game lors de sa première saison NBA. Il remporte également le Slam Dunk Contest avec un dunk ahurissant au-dessus d’une voiture (!). Ses performances ne suffiront pourtant pas à sortir son équipe de la médiocrité. Avec un bilan négatif de 32 victoires pour 50 défaites, les Clippers terminent treizième de la conférence ouest, bien loin des play-offs. Ultime consolation, Blake Griffin remporte le titre de Rookie of the Year. Il est même le premier depuis David Robinson en 1990, à remporter ce prix à l’unanimité.
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