La finale du contraste
Dimanche prochain à 10h, sur le terrain de l’Eden Park, les hostilités seront lancées entre Bleus et Blacks. Les réveils français sont déjà programmés, les soirées néo-zélandaises aussi, au bar ou au stade
On les attendait à ce stade de la compétition depuis leur dernière finale mondiale en 1995. Quatre coupes du monde plus tard, les Néo-Zélandais répondent présents, qui plus est sur leur terre.
Plus qu’un objectif, une obsession, les All Blacks veulent offrir le titre mondial à leur patrie et chez eux. C’est donc sans aucune frayeur qu’ils ont enchaîné les matches de poule. Les Tonga ont ouvert avec les Blacks cette 7e Coupe du monde sans pouvoir stopper la vague noire (43-10). Le Japon et le Canada ont fait logiquement pire en s’inclinant lourdement 83-7 et 79-15 et laissant la première place de la poule aux Blacks. Une poule A qui refermait comme équipe de taille le XV de France.
Ce qui devait être un choc entre les deux nations de l’hémisphère nord et de l’hémisphère sud a accouché d’un match à quasi-sens unique. Une victoire néo-zélandaise 37 à 17, finalement la troupe de Dan Carter n’aura été inquiétée que dix minutes par des Français bouffés en défense. Il a fallu ensuite s’attaquer à des Argentins plus accrocheurs que le score n’y paraît, en quart de finale, (33-10), puis se débarrasser des bourreaux du champion en titre, les Wallabies pour accéder à la dernière marche (20-6). Voilà les Blacks sur le point de réaliser un défi immense et qui semble leur tendre les bras.
Cependant, les spectres de 1999 et 2007 pourraient vite faire bafouiller les hommes de Graham Henry. Le XV de France a déjà su leur faire très mal en phase finale d’une Coupe du monde. Dernier exploit en date, la victoire en quart de finale à Cardiff en 2007 20 à 18 des joueurs de Bernard Laporte. Cette fois-ci une victoire inattendue de la sorte offrirait aux Bleus une première Coupe du monde. Seulement, le XV de France est arrivé en finale avec le costume de plus mauvaise équipe de la compétition. Un costume mérité aux vues des diverses prestations contre ces mêmes All Blacks, les Tonga ou encore le Pays de Galles en demi-finale. Seule la victoire contre les Anglais a laissé planer les espoirs sur Marc Lièvremont et les siens l’espace d’une semaine avant d’être balayés par la chance. Car c’est bien ce qui se dégage des Français à ce stade de la compétition, une équipe chanceuse d’être en finale. Une chance résultant de beaucoup de carences dans le jeu.
Le Sunday Herald provoque même ouvertement le XV français en Une en titrant : « 80 minutes et on va rire ». Le genre de pique qui ne peut que servir pour créer chez les Français la même réaction que face au XV de la Rose. Et très franchement, on se contentera d’un XV de France retentissant que sur deux matches, mais champion.
Étudiant et bloggueur ambitionnant une carrière de journaliste sportif









En tout cas les Francais ont tout a gagné… faire un exploit est possible même si les néo zélandais sont impressionnants cette année et sont à la maison… mais sur un match tout est possible, peut être que la pression sera trop forte pour les All Blacks… espérons!!!