Obraniak et Maurice-Belay relancent Bordeaux
Sans réaction à Lyon en milieu de semaine dernière, les Girondins de Bordeaux ont réalisé l'une des performances de la saison en allant battre Lille dans un match d'anthologie (5-4). Aux premiers rôles de ce succès, deux joueurs : Nicolas Maurice-Belay et Ludovic Obraniak ont joué dans une autre dimension le temps de 90 minutes au Stadium Nord.
- Par F. Toniutti
- Lundi 13 février
- 4 commentaires
Avec ce succès en terres lilloises, les Girondins viennent d’enchaîner un quatrième match sans défaite en championnat. Depuis la 20ème journée, ils restent sur un bilan de 10 points pris en quatre rencontres (3 victoires face à Valenciennes, Toulouse et donc Lille et un nul à Evian). Alors qu’il aurait pu dérégler la dynamique positive qui s’était mise en place avant la trêve, le changement de système -du 4-4-2 au 3-4-3 ou 3-5-2 selon les circonstances- n’a pas empêché les Bordelais de poursuivre leur redressement. Mieux, il semble aujourd’hui transformer certains joueurs, Nicolas Maurice-Belay en tête.
Alors que le systèmes à trois défenseurs sont avant tout construits pour permettre aux latéraux de se lâcher offensivement -ce que Trémoulinas et Mariano ont aujourd’hui du mal à réaliser-, l’ancien Sochalien est sur les dernières semaines l’un des atouts offensifs majeurs des Girondins. Complément de Trémoulinas sur l’aile gauche en début de saison, Maurice-Belay évolue aujourd’hui en véritable attaquant, déchargé d’un véritable défensif mais ne rechignant pas au pressing sur les relances adverses. Associé à Jussiê ou Gouffran, plus dans des rôles de buteurs ou de points d’appui, il est celui qui doit faire mal aux défenseurs adverses, en faisant parler sa vitesse et sa qualité de dribbles -son véritable point fort-.
En 2011, Maurice-Belay avait déjà évolué dans ce registre moins contraignant que celui de simple milieu excentré. Face à Lorient au mois d’août (1-1), il s’était montré à son avantage en évoluant avec Jussiê et Gouffran dans une attaque à trois. A Lille dimanche, il a fait exploser les deux lignes de couverture lilloises (Mavuba-Pedretti et Chedjou-Rozenhal). Récupérant les ballons de relance à hauteur de la première, ses premières foulées lui ont permis de lâcher les milieux défensifs adverses pour ensuite se retrouver à pleine vitesse face à des défenseurs sur le reculoir. Son second but, à la conclusion d’un raid d’une quarantaine de mètres, symbolise parfaitement ce travail qui a fait exploser des Lillois qui venaient de passer en 4-2-3-1 pour tenter de revenir au score.
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Match d’anthologie ??? T’es certain d’avoir vu le match ? Moi j’ai vu deux défenses centrales aux abonnés absents…
Faudrait pas confondre car autrement le retour sur terre va être difficile.
T’as lu le reste de l’article ? Oui j’ai vu le match. Par essence, un match à 9 buts, ça va forcément rentrer dans l’histoire des confrontations entre Bordeaux et Lille non ? D’où l’anthologie. Et après, deuxième évidence, un match à neuf buts, y’a de grandes chances pour que les défenses soient aux abonnés absents. Du coup, je ne vois pas le rapport avec le retour sur terre derrière en fait.
Belle analyse “clinical” sur ce match doté d’un score inhabituel pour la Ligue 1.
Obraniak devait être gonflé à bloc pour ce match contre son ancienne équipe qui l’avait trop négligé. Espérons que ce sursaut du joueur se maintienne pour les prochains matchs.
FLORENT, t’es le Boss de la tactique, je suis désolé mais je vais devoir plagier quelques unes de tes analyses quand je serai en panne d’inspiration pour disséquer une rencontre ^^
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F. Toniutti
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