La Juve retrouve les sommets
Six longues années de domination milanaise. Cela commençait à faire un peu long pour la Juventus de Turin, si décevante depuis le scandale des matchs truqués qui l'a condamné à être relégué en Série B en 2006. L'Inter Milan d'abord, puis le Milan AC se sont repus de cette absence prolongée au haut niveau de la Vieille Dame. Jusqu'à cette saison 2011-2012, qui marque le retour au premier plan d'un club historique du football mondial
- Par Jérôme COLLIN
- Mardi 08 mai
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Le 6 Mai 2012 est une date importante en France, mais également en Italie. Grâce à sa victoire incontestable face à Cagliari, conjuguée à la défaite du Milan AC dans le bouillant derby milanais, la Juventus de Turin renoue avec un titre de champion, neuf ans après le dernier. Autant dire une éternité pour un club de cette trempe. Le retour s’est fait en douceur, progressivement, et a illustré l’extrême intelligence des dirigeants turinois, qui ont su bâtir une équipe sans tomber dans l’excès.
Tout a débuté en 2006 donc, lorsque la justice italienne rend son verdict à propos de l’affaire Moggi, une sombre histoire de matchs truqués et de corruption d’arbitres. Elle fait preuve d’une certaine clémence à l’égard du Milan AC, en revenant plusieurs fois sur son jugement. D’abord sanctionné d’un retard de 15 points dès le début de la saison, et interdit de disputer la Ligue des Champions, les Milanais parviennent finalement à accéder au tour préliminaire de la C1, et à n’avoir que 8 points de pénalité en ouverture du Calcio.
Les supporters de la Juventus n’auront pas cette chance. Certes, la relégation en Série B se subordonne à une première relégation en Série C, mais la «Juve» est la plus durement touchée dans le scandale. La Vieille Dame est à terre, et subit alors un «pillage» en bonne et due forme de certains de ses meilleurs éléments : Thuram, Viera, Cannavaro, Ibrahimovic… Didier Deschamps, sans poste depuis son départ de Monaco et son échec en finale de Ligue des Champions contre le FC Porto, se voit confier l’immense tâche de faire remonter le club. Immense car Turin ne peut pas se permettre de rester dans les eaux troubles de l’antichambre de l’élite trop longtemps. Il en dépend de sa survie…
Le club remonte finalement sans problème en Série A. Inutile de dire que ses premiers pas sont attentivement scrutés. Et les Haut-Transalpins ne déçoivent pas pour un retour dans l’élite. Certes, le club ne peut pas lutter pour le titre, relégué à 13 points de l’indéboulonnable Inter Milan, mais il se classe au troisième rang. La Juventus Turin réalise une saison semblable en 2008-2009, mais finit cette fois en dauphin de l’Inter, toujours le maestro du Calcio. Une seconde place chipée au nez et à la barbe de l’AC Milan…
Le trou d’air arrive en 2009. Paradoxalement, la Juventus se renforce de manière conséquente sur le marché des transferts, mais aucun joueur recruté ne donne satisfaction. La saison de la Juventus vire au cauchemar quand le club voit ses espoirs de places européennes s’envoler peu à peu. Tous les efforts consentis les années précédentes ne semblent pas payer. Le recrutement de joueurs étrangers s’avère être une erreur. Que ce soit Diego ou Felipe Melo, aucun n’est taillé pour le jeu de la Série A, réputé pour être très exigeant physiquement. Le retour en compétition européenne explique aussi cette baisse de régime, tant celle-ci est gourmande en énergie. Jusqu’à la fin de la saison 2010-2011, les dirigeants du club phare de Turin ne trouvent pas la parade pour endiguer cette mauvaise passe.
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J'étudie dès Septembre à l'Ecole Publique de Journalisme de Tours (EPJT). Vous l'aurez compris, mon souhait est de devenir journaliste, idéalement dans le domaine sportif. Je suis rédacteur unique de mon propre blog (http://sportsfans.over-blog.com), et je publie certains de mes articles sur Carnet Sport. "Spécialiste" du tennis et du football, je ne peux m'empêcher de toucher à d'autres sports, tels que le handball, le rugby, le basket...










Une bonne nouvelle de la part de ce club qui a passé de long moment difficile… revenu de la Série B… se refaire une place petit à petit dans le sommet de la Série A…
Une belle saison de la part de la Juve
Belle saison et titre expliquée par la fraîcheur et la connerie des dirigeants milanais de lâcher Andrea.
Comme il est dit, le recrutement a été très bon, Marchisio pèse de plus en plus, Vidal est un tueur, qu’on l’aime ou pas, et quand je vois Krasic sur le banc…. S’il reste bianconero, ça me foutrait mal de pas le voir aligné d’office, mais ça fait un bon joueur pour la LDC.