L’Italie à l’aube d’une nouvelle ère
Ces dernières années, nombre de ces joueurs emblématiques ont pris leur retraite, obligeant une nouvelle génération à porter le flambeau du football italien.
- Par Monsieur_Mehdi
- Jeudi 31 mai
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Ce nouveau duo pourrait remplacer l’actuel, promettant ainsi de belles heures au club de la Capitale. Mais ce ne sont que des promesses, et nombre d’autres candidats se sont cassés les dents sous la pression. Pour tout espoir de réussite, il faudra passer par une phase d’apprentissage aux cotés du Capitaine et de son lieutenant actuel, plutôt que par une plongée dans le grand bain immédiate et trop brusque.
La Juventus, le changement dans la continuité
Chez la Vieille Dame, la tendance a toujours été de racheter des jeunes talents pour achever leur formation plutôt que de les couver dès leur plus jeune âge. Mais après les adieux de Del Piero, la tendance pourrait changer. En effet, le milieu de terrain Claudio Marchisio, formé au club, devrait prendre la suite du grand Ale comme porte-drapeau. Il pourrait être rejoint par un autre jeune prodige du centre de formation exilé à Parme, Sebastian Giovinco.
Un possible transfert qui devrait être facilité par la spécificité des double-propriétés de joueurs, chose qui est monnaie courante en Italie. D’autres grands talents pourraient rejoindre une Vieille Dame rajeunie, notamment les révélations Verratti et Destro. La preuve que l’attrait pour la Juventus est revenu après quelques saisons plus difficiles suite au passage en Serie B.
Une nouvelle Italie
Ce changement de génération ne concerne évidemment pas que les clubs de Serie A. Gérée de main de maître par Prandelli, la Nazionale en est un autre symbole. Après deux campagnes en demi-teinte, le pays attendait un vrai redressement de sa sélection, et c’est grâce à l’impulsion d’un nouveau fonctionnement que cela est arrivé.
Après des années de règne, la génération Nesta-Totti-Del Piero s’est retirée, laissant la place aux plus jeunes, emmenés par Mario Balotelli, symbole d’une nouvelle Italie, plus jeune et plus métissée. Dans les 23 appelés pour l’Euro, seuls Di Natale, Buffon, Pirlo, Cassano, De Rossi et Chiellini parmi les acteurs majeurs des compétition précédentes. Un renouvellement indispensable rendu urgent par la fin de carrière des stars, mais qui arrive peut-être un peu tardivement. Et ce retard s’explique par plusieurs raisons, inhérentes à l’Italie.
Une bonne partie de la génération intermédiaire (1980-1985) s’est perdue en route (Aquilani, Rosina, Pazzini et quelques autres ne se sont jamais véritablement imposés au niveau attendu). D’autre part, la mentalité italienne ne porte pas le jugement sur l’âge du joueur, mais plutôt sur son niveau. Mais aujourd’hui, ce renouvellement a enfin eu lieu, et c’est une toute nouvelle Italie qui va faire ses grands débuts sous les yeux de l’Europe entière : d’abord cet été lors de l’Euro, puis la saison prochaine à travers la Serie A et les coupes d’Europe.
Souhaitons aux nouveaux représentants de la Squadra Azzura autant de réussite qu’à leurs prédécesseurs.
Sur le même sujet : Del Piero tire sa révérence par Baptiste Duprat et Raul, Del Piero, Totti : la fin d’une ère par Monsieur_Mehdi.
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