Horizon bleu pour l’attaque
Depuis plus d'une semaine en camp d'entraînement, l'équipe de France a affronté par deux fois l'Italie lors du week-end dernier. Une équipe très loin de son visage définif, avec de nombreux absents en attaque, qui a malgré tout montré de bonnes choses et aura convaincu bon nombre de suiveurs. Si le premier match, perdu 2-0 à Caen, a clairement montré une inefficacité en supériorité numérique et une domination amorphe, la nette victoire 8-3 à Tours le lendemain, avec une efficacité retrouvée est prometteuse. Ce festival offensif est l'occasion idéal de nous intéresser à la futur composition de l'attaque des joueurs aux coqs pour les championnats du monde
Il y a bien longtemps que la France ne présentait plus une telle armada offensive. Certainement depuis la magnifique épopée des jeux d’Albertville et cette défaite en quart de finale devant presque 6 millions de téléspectateurs. Alignant à l’époque des naturalisés canadiens, et des français issus des montagnes dont le futur “NHLer” Philippe Bozon, elle est aujourd’hui composée de cadres expérimentés et installés dans des championnats étrangers, ainsi que de jeunes très prometteurs sur le point de quitter la France et la confortable ligue Magnus ou qu’ils l’ont déjà quittée. Revue d’effectif par âge décroissant en l’honneur de l’expérience et de ces joueurs qui font que la France est aujourd’hui en élite.
A tout seigneur tout honneur, commençons par le capitaine de l’équipe, le “taulier” de l’attaque, Laurent Meunier. Le grenoblois qui peut aussi bien évoluer au centre (son poste habituel) qu’à l’aile droite, a beaucoup navigué entre différentes ligues élites. Ce n’est pourtant pas le talent, sa vision du jeu, son envie ou encore son jeu défensif qui font défaut. Bien au contraire. C’est même un très bon tireur de penalty. A 20 déjà, il n’avait plus à faire ses preuves en France et décida de tenter l’aventure universitaire aux Etats Unis. Deux bonnes saisons qui lui permettent d’obtenir un contrat d’un an en ECHL avec le club de Florida Everblade. Une saison tout à fait correcte, notamment sur le plan des statistiques avec 20 buts et 31 passes en 68 matchs. Il retournera pourtant en France, dans son club formateur de Grenoble, où durant trois saisons il va dominer le championnat, remportant par deux fois le trophée de meilleur français. Présent en équipe de France senior depuis ses 20 ans, il enchaîne là aussi les bonnes performances, alors que la sélection nationale passe de l’élite au deuxième échelon mondial.
Il finit par avoir sa chance dans un championnat européen huppé grâce au club suisse de Genève. Là encore il connait deux saisons tout à fait correctes et quitte le club pour la toute nouvelle ligue russe, calquée sur le modèle américain, la KHL. Il signe ainsi à Minsk la capitale Biélorusse, mais une blessure lors de la présaison suivie d’un changement d’entraîneur l’empêchent de connaître cette aventure. Il décide de rebondir dans un autre club de la suisse romande, Fribourg-Gotteron. Le club l’engage pour pallier à la blessure de son centre canadien Marc Chouinard. Arrivé en tant que joker, Meunier connaît une saison à 18 points. A l’inter-saison il décide de relever un nouveau challenge. Direction donc la Suède, Timrå et l’elitserien. Une saison beaucoup plus mitigée que les précédentes qui fait que, malgré un toujours très bon championnat du monde avec la France, le capitaine de l’équipe nationale éprouve quelques difficultés à trouver un club. Il effectuera ainsi une pige de deux matchs à Genève, ponctué par deux buts, puis dépannera le club de LNB Suisse de La Chaux de Fond durant sept matchs (pour 9 points!) pour finalement signer un contrat dans la ligue élite allemande avec le club de Straubing.
A peine arrivé en Allemagne, il enchaîne les prestations remarquées et finira la saison sur une très bonne fiche de 9 buts et 15 passes en 31 matchs. Le club lui propose logiquement une prolongation de deux ans, un nouveau contrat signé par Meunier qui depuis enchaîne les matchs de haut vol avec son club. Ils viennent ainsi d’être éliminés des demi-finales, un stade où très peu de monde les voyaient arriver, après une déjà très belle 6e place en saison régulière. Une réussite collective et un édifice auxquels Meunier a apporté sa pierre avec 41 points en 52 matchs, puis 6 points en 8 matchs de play-offs. C’est donc un Laurent Meunier totalement épanoui, au sommet de son art et fort d’une riche expérience du haut niveau qui se présente pour mener l’attaque française, un rôle qu’il a toujours accompli avec brio depuis de nombreuses années déjà; 2012 ne devrait pas déroger à la règle.
Etudiant expatrié à Montréal, fan depuis toujours du sport et en particulier du plus rapide des sports collectifs, le hockey sur glace. Originaire de Gap, fervent supporter de l'équipe locale, j'ai créé avec des amis une web-tv retransmettant les matchs à domicile des hockeyeurs gapençais. Ce premier contact avec le journalisme sportif, suivi d'articles pour Hockey Archive, et d'expériences radiophoniques, m'a mis en tête de faire partager ce sport. Après un an loin des claviers, je me suis inscrit sur Carnet Sport poursuivant toujours cette même quête. Veuillez excuser mon style un peu rouillé, les QCM n'aident pas à l'entretenir.









Anthony Guttig vient de signer en Suède pour le club de Mora (2e échelon)? Norml donc qu’un Dijonnais signe àMora. (oui c’est petit ;) )
Sur Desrosiers j’écris “Julien Desrosiers évolue depuis sept saisons maintenant sous le maillot rouennais après quatre dernières années passées en France entre Strasbourg, Tours et Briançon.” Il faut bien évidemment lire “premières” et non “dernières” Désolé :s
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