Les années 80, l’âge d’or des Girondins de Bordeaux

La décennie des années 1980 est sans conteste la période faste des Girondins de Bordeaux. Le club, emmené par un Président d’envergure, Claude Bez, est au sommet du football français. Retour sur l’âge d’or des Girondins de Bordeaux

La genèse de l’irrésistible ascension vers le sommet

« Tout vient à point qui sait attendre », voilà qui résumerait parfaitement cette période mythique de l’histoire des Girondins de Bordeaux. Vierge de tout titre depuis le championnat de France remporté en 1950, les Girondins finissent par quatre fois deuxièmes en 1952, 1965, 1966 et 1969. Les années 1970 sont un véritable calvaire mais la donne va changer avec l’arrivée d’un homme charismatique, Claude Bez.

Né à Bordeaux le 4 novembre 1940, Claude Bez, alors trésorier du club depuis 1974, prend la présidence des Girondins de Bordeaux en août 1978. Son ambition ? Il se donne trois ans pour faire des Girondins de Bordeaux un club incontournable sur la scène nationale et pour participer régulièrement aux joutes européennes. Un pari plus qu’ambitieux vu l’état des finances du Club à l’époque.

Claude Bez recrute alors à tour de bras des joueurs en fin de contrat. Il met ainsi en valeur ses talents de fin négociateur et commence à se tailler une place de choix parmi les Présidents de l’élite du football français. Tout n’a pas été parfait au départ, Bordeaux allant de succès en échec, brillant parfois mais aussi exécrable souvent. Emmenés par l’entraîneur argentin Luis Carniglia, les Girondins terminent seconds dès la saison 1978/1979.

Composée essentiellement de joueurs qui ont débarqué au club alors qu’ils étaient en fin de contrat, l’équipe girondine se renforce à l’intersaison avec des joueurs internationaux. Des joueurs comme Bernard Lacombe arrivent à Bordeaux mais les résultats ne suivent pas. Les Girondins font un départ catastrophique lors de la saison 1979/1980 et Luis Carniglia est limogé par le Président Bez à l’automne 1979.

relégables après 13 journées Raymond Goethals reprend les rênes de l’équipe

Les Girondins sont alors relégables après 13 journées et Raymond Goethals reprend les rênes de l’équipe. Bordeaux termine la saison à la huitième position. L’année 1980 est également marquée par le décès d’Omar Sahnoun lors d’un entraînement. En juin 1980, Claude Bez recrute un entraîneur peu connu mais qui est pourtant à la base du succès girondin sur les dix prochaines années, Aimé Jacquet. C’est également l’année où René Girard et Marius Trésor notamment décident de rejoindre les Girondins de Bordeaux. De 1980 à 1983, les Girondins terminent successivement 3èmes, 4èmes puis 2èmes du championnat avec des parcours en Coupe UEFA honorables. Qu’importe, l’ascension vers le sommet est en route.

Le club de la décennie

Le recrutement prend encore une autre dimension. Bâtie autour du « Petit prince de Lescure », Alain Giresse, l’équipe est renforcée avec les arrivées de joueurs tels que Zoran et Zlatko Vujovic, Dominique Dropsy, Dieter Müller, Jean Tigana, Patrick Battiston et tant d’autres encore !

Tout est mis en place pour réaliser le rêve de Claude Bez formulé trois ans plus tôt. Bordeaux se taille une réputation de lion à l’image de celle de son mythique Président. Les Girondins arrachent le Championnat en 1984 en terminant à égalité avec Monaco mais avec une meilleure différence de but que le club du Rocher. Le premier titre de l’ère Bez est acquis mais le plus dur reste à faire : conserver sa couronne et montrer les crocs en Europe.

La saison 1984/1985 est sans doute l’une des plus belles de l’âge d’or des Girondins. Bordeaux réussit à conserver son titre de Champion de France avec trois points d’avance sur le rival nantais et le parcours européen en Coupe des Clubs Champions est de très haute facture : les Girondins battent successivement Bilbao, Bucarest, et Dniepropetrovsk avant de perdre 3-0 en demi-finale aller contre la Juventus de Michel Platini. Les Girondins iront jusqu’à titiller la Juve dans un stade Lescure surchauffé rassemblant pour l’occasion 42.221 spectateurs pour le match retour en s’imposant 0-2 !

La saison suivante est pourtant moins glorieuse. Le recrutement plus modeste et le départ de joueurs comme Dieter Müller font que la saison qui démarre n’a pas la même saveur que l’an passé. Le titre échappe aux Girondins et le parcours en Coupe d’Europe s’achève en 1/32èmes de finale contre Fenerbahçe. Cette saison marque aussi la plus grosse défaite à l’extérieur des Girondins. Lors de la 9ème journée de championnat, Monaco étrille Bordeaux sur le score de 9-0 ! Seule la Coupe de France apporte une certaine satisfaction. Bordeaux arrache sa 8ème finale face au club rival, l’Olympique de Marseille. Bordeaux remportera la première confrontation, confrontations qui prendront par la suite la tournure d’affrontements dans les saisons à venir.

La saison suivante sera celle du renouveau comme Claude Bez l’avait laissé entendre au soir de la victoire en Coupe de France. En effet, Bordeaux est de retour au sommet de la hiérarchie nationale avec quatre points d’avance sur… l’Olympique de Marseille. Plus fort encore, Bordeaux enlève aussi la Coupe de France 1987, la 3ème de son histoire.

Côté européen, Bordeaux échoue aux portes de la finale de la Coupe d’Europe des vainqueurs de Coupe au terme d’une double confrontation frustrante face à Leipzig. Lors du match aller, Bordeaux domine outrageusement une équipe allemande aux abois, mais leur gardien est imbattable ou… très chanceux ! Leipzig ouvre le score sur le seul ballon qu’ils ont pu exploiter. Bordeaux repart battu mais réussit à s’imposer sur le score de 1-0 lors de la confrontation retour. Malheureusement, les tirs au but ne se dérouleront pas comme prévu et Bordeaux est éliminé.

Pages : 1 2

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Amateur de sport en général. Je suis particulièrement le foot (FC Girondins de Bordeaux) et le rugby. Je m'intéresse aussi au hockey (Boxers de Bordeaux et la NHL), au football américain et au judo. Je suis également passionné par le catch américain (WWE)

Retrouvez Carnet Sport sur

Pour votre iPhone & iPad

Iphone & iPad

Abonnez-vous à la Newsletter