L’équipe de France : de l’utilisation d’Abidal au modèle catalan
Meilleur défenseur français du moment, Eric Abidal reste une interrogation dès lors qu'il enfile le maillot de l'équipe de France. Où le faire jouer ? Raisonnements et hypothèses sur une équipe de France qui s'inspirerait de l'exemple blaugrana.
- Par F. Toniutti
- Mardi 28 février
- 2 commentaires
Inutile de rappeler que cette répartition des rôles a véritablement porté ses fruits en Catalogne. Reste à savoir si l’équipe de France peut tenter de copier ce schéma pour mettre Abidal dans une situation confortable sans que son animation offensive -déjà pauvre aujourd’hui- perde en qualité. Pour ce qui est du quatuor en couverture, Abidal, Mexès et Rami semblent avoir ce qu’il faut pour pouvoir tenir la baraque lorsque le bloc français est en possession du ballon. Devant eux, s’il n’a pas la même envergure que Busquets, Yann M’Vila pourrait se révéler comme un bon complément pour ce qui est de couper les trajectoires et les relais entre milieux adverses et attaquants.
Pour ce qui est de l’animation dans le camp adverse aussi, les armes semblent être en possession des Bleus. S’ils n’auront certainement pas le volume d’un Daniel Alves, Bakari Sagna et surtout Mathieu Debuchy sauront sans doute tirer profit de plus de libertés offensives grâce à la couverture de Rami -et de M’Vila selon les situations- dans leur dos. Toujours intéressant dans l’entrejeu lorsqu’il a joué avec les Bleus, Yohan Cabaye peut se poser en organisateur en position médiane puis suivre ensuite les actions dans la surface adverse. Pour l’animation du flanc gauche, Franck Ribéry ou Samir Nasri peuvent aussi retrouver un registre qu’ils connaissent bien pour l’avoir pratiqué en championnat avec le Bayern et Manchester City. Enfin devant, Karim Benzema et sa tendance naturelle à dézoner sur l’aile gauche et Loïc Rémy à en faire de même sur l’aile droite peuvent être les deux qui déstabilisent les défenses adverses avec leurs appels.
Au bout du compte, même si Barcelone fait office d’un exemple et d’un idéal impossible à atteindre aujourd’hui, l’équipe de France a au moins les profils pour pouvoir s’en inspirer. Evidemment, l’efficacité d’une telle organisation passerait par une forme physique et mentale maximale pour les onze joueurs qui seraient lâchés dans ce système. Mais déjà, beaucoup se retrouveraient dans des conditions tactiques optimales pour faire parler leurs qualités respectives. Et si c’était juste ça la clé de la réussite en sélection ?
Membre fondateur de Carnet Sport.










Analyse très intéressante mais qui à mon sens sous estime le rôle de Puyol dans la défense barcelonaise. La catalan a une parfaite maitrise du poste de latéral, et sait très bien comment gérer les duels face à des ailiers virevoltants.
Je ne pense pas que Rami ait le profil pour couvrir les montées de l’ailier droit français. C’est un défenseur puissant et très solide dans l’axe, mais que je trouve fragile et facilement débordé dès lors qu’il est amené à défendre sur un joueur lancé, surtout dans des zones inhabituelles pour lui.
Un joueur comme Fanni me parait mieux répondre aux exigences du poste, peut être moins fort dans l’axe, mais plus complet grâce à son expérience de latéral.
Le Thuram de la belle époque eût été parfait!
Bon article, et je pense tout simplement qu’Abidal doit jouer à gauche et il faut mettre un arrière droit plus offensif comme Debuchy…un peu comme au Barça avec Alves…