Forces et faiblesses des adversaires des Bleus
Les Etats-Unis... et les autres
- Par M. LEFEVRE
- Jeudi 26 juillet
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Le tirage au sort n’a pas épargné l’Équipe de France de Basket. Il faudra répondre présent dès le début de la compétition car les trois premiers matchs qui attendent les Bleus seront loin d’être gagnés. Alors que leur préparation fut perturbée par des histoires d’assurances, de blessures, les Bleus semblent enfin avoir trouvé le bon rythme à moins d’une semaine de leur premier match face à l’ogre américain. Grandissime favori du groupe A et du tournoi, le Team USA ne sera pas le seul à poser des problèmes aux Tricolores. Focus sur les forces et faiblesses des adversaires des Bleus.
USA
Le grand favori, indiscutablement. Les blessures de joueurs tels que Dwyane Wade ou Dwight Howard ont à peine perturbé leur préparation et la sélection de Mike Krzyzewski reste impressionnante. Porté par les deux premiers joueurs du classement MVP, LeBron James et Kevin Durant, personne ne semble pouvoir les concurrencer. Mais si l’on regarde bien, il y a quelques motifs d’espoir… Soyons clair : si les USA sont battus, leur responsabilité sera grande, à l’image du match de préparation contre l’Argentine. Ultra dominateur en début de match grâce à une réussite parfaite à 3 points (14-1), les Américains verront leur avance se réduire au fur et à mesure du match, la faute à un abus de tirs à trois points et de mauvais choix. Même si les Argentins se sont bien repris dans le même temps, le score final est en partie due aux hommes de coach K, trop gourmands. Mais voilà le seul défaut de cette équipe, qui disparaîtra peut-être lorsque les choses sérieuses commenceront. Pour les vaincre, il faudra réaliser le match parfait et compter sur une réussite en baisse de leur part. Premier match ? L’Équipe de France, dimanche à 15h30.
Argentine
L’Albiceleste sera donc l’un des principaux concurrents des Bleus. Sacré championne olympique à Athènes en 2004, au détriment du Team USA de Tim Duncan, cette sélection semble en fin de cycle. Les principaux joueurs de 2004 sont encore là et voudront frapper un dernier coup. Malgré un banc assez léger, l’Albiceleste, composée de joueurs « made in NBA » tels que Manu Ginobili, le partenaire de Tony Parker aux Spurs, Luis Scola (Phoenix Suns) ou encore Andres Nocioni (ex-Bulls notamment), misera sans doute sur son expérience afin de compenser un manque de rythme et de fougue. Le match de préparation face aux Américains en est le parfait exemple. Loin au score dès le début du match, ils n’ont pas abdiqué et ont continué à leur rythme pour terminer à 6 points de leur adversaire (86-80). L’affrontement tendu entre Scola et James annonce la couleur.
Lituanie
Avec la France et les deux sélections déjà présentées, il s’agit de la dernière équipe qui peut prétendre à une qualification. Passés à côté de l’Euro l’année dernière, alors qu’ils évoluaient à domicile, ils ont dû passé par la case « tournoi de qualification ». Et ils ne sont pas passées à côté de cette seconde chance. Dans le sillage de Linas Kleiza, auteur de 19 points en moyenne lors de ce tournoi, ils n’auront pas grand-chose à perdre face aux autres ténors de ce groupe. Les Bleus devront se méfier d’un effectif de joueurs évoluant en Europe (la NBA est uniquement représentée par les Toronto Raptors et le duo Kleiza/Kavaliauskas). Ce match sera clairement plus décisif que celui face aux États-Unis.
Nigeria
L’invité surprise de ce tournoi olympique dont il faudra quand même se méfier. Ils ont tout simplement éliminé la Grèce (80-79) en quart de finale du tournoi de qualification avant de valider leur premier billet pour les JO. Équipe très physique, ils aiment adopter un rythme rapide à chaque match. Les frères Aminu seront à surveiller, tout comme Ike Diogu (ancien pensionnaire de la NBA). La Russie ou le Brésil aurait pu se retrouver à la place du Nigéria, donc cela aurait pu être pire pour les Bleus. Il faudra se montrer sérieux et éviter de se faire surprendre.
Tunisie
Le deuxième représentant du continent africain jouera sans doute pour l’honneur et pour ne pas subir de lourdes défaites. Champions d’Afrique au dépend de l’Angola, les joueurs qui composent cette sélection évoluent quasiment tous au Maghreb, mis à part Mehdi Afsi (Le Portel) et Salah Mejri (Anvers). Avec un jeu principalement porté sur une défense solide, il faudra résister aux armes offensives des autres sélections et porter le danger offensivement. Plus facile à dire qu’à faire. Le fait d’être présent est déjà une satisfaction pour ce pays.







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