Fernando Alonso est-il rattrapable ?
La question mérite d'être posée à 10 courses de la fin de cette saison 2012, le toréador espagnol caracole en tête du championnat du Monde avec 34 points sur Mark Webber. Est ce que la messe est dite pour autant ? Analyse et réflexion...
Au dessus du lot ?
Le talent du pilote n’a jamais été remis en cause, après avoir mis fin à l’ère Schumacher/Ferrari en 2005, c’est à son tour aujourd’hui de porter le flambeau de la marque du Cheval Cabré. L’histoire aurait pu être belle dès 2010; après un début de saison catastrophique, et malgré un retour tonitruant sur les dernières courses le pilote espagnol échoua à 4 points du néo-champion du Monde Sebastian Vettel. 2011 est quant à elle une année à oublier pour la Scuderia qui ne donna pas à Alonso une voiture à la hauteur de son talent.
L’histoire semblait se répéter au début de cette saison 2012, la Ferrari étant dans la hiérarchie sans conteste en dessous du niveau de performance des Redbull et des McLaren, voire des Lotus Renault.
Alonso, se battant contre sa monoplace, arrive péniblement à accrocher la 5ème place à Melbourne lors de la première manche de la saison.
Le déclic eut peut être lieu lors du Grand suivant en Malaisie, où au terme d’une course exceptionnelle, bénéficiant des conditions climatiques et des incidents de course, il monta sur la première marche du podium. Mais ce fut l’arbre qui cachait la forêt, la Ferrari restait bien en dessous de ses concurrents en conditions normales… Fernando a donc su engranger des points importants malgré une monoplace décevante tandis que son coéquipier Felipe Massa ne montrait pas le bout de son nez.
Le retour en grâce de la Scuderia
Depuis Barcelone et une seconde place, des progrès notables ont été constatés sur la Ferrari F 2012, l’usine de Maranello a tourné à plein régime pour apporter de nombreuses améliorations à la voiture. Cela a porté ses fruits puisque que les Ferrari sont revenues au même niveau de performance que les Redbull que ce soit en qualification tout comme en course.
De plus la grinta est de son côté, sa victoire à Valence au terme d’une course d’anthologie en est le parfait exemple. Un succès sur ses terres qui l’a littéralement fait craquer sur le podium : « Cela a été un jour inoubliable pour moi et je ne peux trouver les mots pour exprimer mes sentiments. Gagner dans mon pays est une émotion indescriptible ».
La saison est encore longue…
Rien n’est joué, il reste 10 courses soit 250 points à distribuer ! Et par le passé on a vu bon nombre de retournements de situation (souvenez-vous de Kimi Raikkonen en 2007).
Un abandon lors du prochain Grand Prix conjugué avec une victoire de Webber ferait ainsi revenir le pilote australien à seulement 9 points de Fernando Alonso.
Lewis Hamilton, en manque de réussite cette saison, s’est déjà mis hors-jeu d’une course au titre qui se jouera entre Fernando Alonso et les deux pilotes Redbull, Mark Webber ayant pour l’instant l’ascendant sur son coéquipier et double champion du Monde en titre Sebastian Vettel; une lutte en interne dont les conséquences pourraient profiter au pilote ibérique.
Alors oui Fernando est rattrapable, mais si son état de grâce perdure, il sera difficile à aller chercher.








Retrouvez Carnet Sport sur
Pour votre iPhone & iPad
Abonnez-vous à la Newsletter