Les Bleues à l’assaut des sommets olympiques

Le football n'est que rarement au centre de l'attention des spectateurs et téléspectateurs lors des Jeux Olympiques, même chez les hommes. Peu se souviennent sans doute que c'est l'Argentine qui a remporté le tournoi en 2008 face au Nigéria. Cette année cependant, la France pourrait s'intéresser au tournoi féminin, où l'équipe de France a des chances de médaille.

Rares sont les fois où le football ne focalise pas l’attention des médias et des spectateurs. Et pourtant, les Jeux Olympiques font bel et bien partie de ces occasions, qui se comptent sur les doigts de la main. Au rectangle vert, les télés, radios et journaux préfèrent les exploits des coureurs sur les pistes d’athlétisme, valorisent les succès des handballeurs et autres basketteurs, et donnent un éclairage plus important à des sports le plus souvent dans l’ombre… du football justement (boxe, judo, natation etc).

Le fait que les équipes masculines n’aient pas le droit de convoquer plus de trois joueurs ayant plus de 23 ans rajoute au désintérêt des spectateurs. Cette règle fait primer la jeunesse et aboutit à l’absence des meilleurs éléments de chaque sélection. Ainsi cette année, l’Espagne ne pourra pas aligner ses maîtres à jouer. À cela s’ajoutent les absences de certaines équipes pourtant incontournables sur le plan mondial(France, Argentine, Allemagne). Assez d’éléments qui créent donc pas un certain désamour autour de ce tournoi masculin.

L’équipe de France masculine ne participera donc pas à la compétition. Dans l’histoire des Jeux, elle n’a triomphé qu’une seule fois : cela remonte à 1984 lors des Jeux Olympiques de Los Angeles. Mais la France pourrait bien vibrer pour les exploits des Bleues. L’équipe de France féminine est en effet l’une des favorites du tournoi et une très sérieuse candidate à une place sur le podium.

Point trop n’en faut, juste ce qu’il faut… Un bronze serait déjà un bel exploit et un formidable moyen de pérenniser la médiatisation de cette sélection, déjà reconnue grâce à son parcours lors de la Coupe du Monde 2011, interrompu en demi-finale face aux États-Unis. Le temps où les joueuses étaient contraintes de jouer sur les arguments physiques pour essayer d’attirer les spectateurs, comme Montpellier le fit un temps, semble en partie révolu grâce à ses résultats sportifs extrêmement satisfaisants.

Qui plus, cet état de grâce constraste avec la sinistrose qui ne quitte plus leurs homologues masculins. Alors que l’après-Knysna devait consacrer l’exemplarité sur le terrain et en conférence de presse, certains Bleus ont fait preuve d’une totale impolitesse (voire pire…) et d’un manque d’investissement lors de leur temps de jeu lors de l’Euro. Les promesses faites en 2010 n’ont pas été appliquées, et les spectateurs et supporters risquent de sanctionner sévèrement cela.

A contrario d’une équipe masculine en déroute, sans repères et déstabilisée, les Bleues voguent sur le succès depuis plusieurs années déjà, et ont pris de la hauteur avec leur place de demi-finaliste l’an dernier. Ce fut d’ailleurs le feuilleton de l’été médiatique, et les joueuses ont pu jouir pour la première fois de cette reconnaissance. Depuis, elles ont su concrétiser cette nouvelle donne en prolongeant leurs belles performances, avec une campagne de qualification pour l’Euro brillamment réussie.

Les joueuses de Bruno Bini ont de vraies chances de monter sur une marche du podium olympique, en souhaitant bien sûr que ce soit la plus haut. Sur toutes les lignes, les Bleues peuvent compter sur un talent sachant faire la différence. Et particulièrement un, une femme au potentiel technique qui n’a que très peu d’égal dans le monde : Louisa Nécib. La joueuse de Lyon, qui aurait selon les rumeurs bien du mal à ne pas céder aux sirènes du PSG, porte aujourd’hui cette équipe de France féminine et en est la plaque tournante.

La série de 16 victoires consécutives, en cours depuis juin 2011, est un autre argument de taille qui fait de cette sélection française une favorite, ou au moins une outsider de poids, pour compléter le tableau de médailles de l’équipe de France olympique. Malgré tout, le tableau reste relevé, avec la présence du Brésil et sa joueuse vedette Marta, et des États-Unis, soit les deux finalistes des Jeux Olympiques de Pékin il y a quatre ans. Les Françaises retrouveront d’ailleurs les Américaines dans leur groupe, un adversaire de taille mais qu’elles ne pourront plus ensuite retrouver jusqu’à une éventuelle finale. Moins réjouissante en revanche, la perspective d’un quart de finale face au Brésil ou à la Suède existe aussi. La tâche sera ardue, mais une médaille paraît abordable.

Jérôme COLLIN

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J'étudie dès Septembre à l'Ecole Publique de Journalisme de Tours (EPJT). Vous l'aurez compris, mon souhait est de devenir journaliste, idéalement dans le domaine sportif. Je suis rédacteur unique de mon propre blog (http://sportsfans.over-blog.com), et je publie certains de mes articles sur Carnet Sport. "Spécialiste" du tennis et du football, je ne peux m'empêcher de toucher à d'autres sports, tels que le handball, le rugby, le basket...

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