Bleus recherchent sélectionneur avisé et joueurs motivés
Ça y est, le parcours des Bleus s'est logiquement terminé après une seconde défaite 2-0 face à une équipe d’Espagne certes pas au mieux, mais bien supérieure à une équipe plus passive que jamais. La faute à qui ? Sans aucun doute à des joueurs absolument pas concernés, mais aussi à un sélectionneur aux choix parfois incompréhensibles.
Lors de son arrivée à la tête des Bleus en 2010, Laurent Blanc a bénéficié d’un état de grâce assez rarement observé dans une équipe nationale. Celui-ci sortait pourtant d’une saison absolument catastrophique à la tête des Girondins de Bordeaux, qu’il avait menés au titre de champion un an plus tôt. Une irrégularité dans la qualité du coaching qui s’est retrouvée à la tête des Bleus. Si le départ fut plutôt intéressant, donnant l’impression d’un état d’esprit retrouvé, la descente vers les abymes s’est profilée progressivement, pour se conclure samedi soir, au comble de la honte. Car oui, qui n’a pas honte aujourd’hui du comportement de cette équipe, tant pour sa performance collective apathique que pour le verbe insultant de quelques-uns ? Et dire que Laurent Blanc n’y est pour rien serait se voiler la face, ou plutôt éviter de s’attaquer à une personne rendue presque intouchable par son titre de champion du monde.
Au niveau de la liste, les problèmes étaient déjà multiples à mon sens. Si le poste de gardien ne posait pas problème, une réflexion de fond aurait dû être menée concernant la charnière centrale. Durant la phase de qualification, Laurent Blanc a clairement considéré que la charnière Rami-Mexès était la plus capable. Si c’était peut être vrai en 2010, il en était tout autrement en 2012. La faiblesse d’Adil Rami était difficile à anticiper au vu de sa bonne saison avec Valence mais les difficultés de Philippe Mexès pouvaient aisément se prévoir. Il avait en effet passé une saison très difficile au Milan AC, avec notamment une blessure entraînant des performances plus que moyennes qui lui avaient values d’être mis sur le banc par Massimiliano Allegri. Il était logique d’imaginer qu’il ne serait pas dans sa meilleure forme pour aborder l’Euro.
Si la décision de ne pas le prendre aurait été surprenante étant donné qu’il était considéré comme un cadre du vestiaire, faire confiance à un quatrième défenseur central, au cas où, aurait pu être un bon compromis. Entre Younès Kaboul et Mapou Yanga-Mbiwa, Laurent Blanc avait le choix entre deux joueurs de grande qualité, sortant d’une belle saison. De plus, au vu des matchs de préparation, il est étonnant que ce soit la suspension de Mexès qui oblige le sélectionneur à titulariser Laurent Koscielny, et donc à opérer un changement dans une charnière centrale qui buvait la tasse depuis le match contre l’Islande. Pour ce qui est des postes de latéraux, Laurent Blanc a réagi plus rapidement, alignant d’entrée le très bon Debuchy à droite, et Clichy à gauche dès le second match.
Au milieu de terrain, plusieurs questions se sont posées. Malgré sa blessure, Laurent Blanc a fait le choix d’emmener Yann M’Vila, qu’il considèrait indispensable à son dispositif. Résultat, le Rennais a été capable de jouer deux matchs, et ses performances transparentes n’ont pas permis de faire surnager l’équipe de France face à la Suède et l’Espagne. Il a qui plus est paru très juste physiquement lors du quart de finale, ce qui peut sembler logique après une entorse à la cheville au milieu de la préparation physique. Se priver d’une solution dans l’entrejeu a donc été une solution peu payante, et appeler un autre joueur eût peut-être été la bonne solution.
Ensuite, pourquoi s’obstiner à vouloir confier les clefs du jeu à un joueur qui n’a non seulement jamais rien fait en équipe de France, mais qui en plus fait étalage d’une mentalité déplorable ? Vous l’avez compris, nous allons parler de Samir Nasri. Utiliser ce joueur sur un côté, vu sa lenteur, n’est pas une bonne option. L’utiliser dans l’axe, vu sa propension à ralentir le jeu, n’est pas une bonne option. Alors pourquoi insister ? Il ne me semble pas choquant de dire que Marvin Martin, et même Yoann Gourcuff ont été bien plus intéressants et plus vifs que le joueur de Manchester City dans l’orientation du jeu lors de leurs apparitions. Attendre trois matchs pour le mettre sur le banc, c’est trois matchs de trop. Par ailleurs, pourquoi notre joueur le plus intéressant offensivement, à savoir Jeremy Ménez, n’a été titulaire qu’une seule fois ? C’est presque aussi incroyable que les trois cas précédents. Enfin, Franck Ribéry est lui incontestable, et c’est peut-être là l’une des seules satisfactions de cet Euro.
En attaque, le sujet est facile à trancher. Karim Benzema est un très grand champion, habile techniquement et physiquement très solide, et difficile à sortir du onze de départ. Ce qui prête à discussion, c’est son éventuelle association avec l’excellent Olivier Giroud. Le meilleur buteur de Ligue 1 a en effet été systématiquement intéressant lors de ses entrées en jeu, et possède un profil complémentaire, au moins sur le papier, avec Benzema. Sur le papier, puisque Laurent Blanc n’a pas testé cette option. Mettre Giroud en pointe et Benzema juste derrière lui impliquait de changer de système, mais offensivement, c’était beaucoup plus intéressant. Avec Ribéry à gauche, Ménez à droite, Cabaye et Diarra à la récupération, cela pouvait donner quelque chose de bien.
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ah Djibril CIssé, on est d’accord, une mentalité et un état d’esprit irréprochables. Je regrette son absence :(
Ça me fait bien plaisir qe tu sois d’accord là dessus je pensais trouver peu de soutien sur ce point!
Un peu de relecture ne serait pas du luxe : “lançant des pics à ses coéquipiers”, “spotivement”, des répétitions à la pelle, des avis personnels (que de “je” !) plutôt que de l’analyse ou du factuel…
La lecture a plutôt bien commencer, jusqu’à lire que Menez faisait partie des joueurs qui tirent le groupe vers le haut et pas Diarra (à tout hasard évidemment).
Ensuite, toujours pareil, Knysna par ci, Knysna par là. Faut arrêter là dessus.
Article bon, bien que certaines positions se fassent largement ressentir.
J’aime bien Diarra désolé d’avoir oublié de le mentionner positivement. Après si je n’aime pas le personnage de Ménez il a le mérite de se bouger sur le terrain ce qui est une denrée rare dans cette équipe.
Arrêtons de chercher des points positifs ; autant demander à un Mormon d’apprécier les exploits sportifs de Linda Lovelace ! Non, malheureusement, il va falloir attendre la prochaine génération pour espérer des joueurs nobles et prêts à se tuer pour le maillot national.
Rêvons un peu à dans cinq ans : des joueurs qui chantent la Marseillaise en frissonnant, qui court 90 mn sur le terrain, qui pensent collectif, qui respectent le public et dont les valeurs communes tirent la société vers le haut….
Stop dreaming : dans cinq ans ce sera peut être pire !
http://www.sofoot.com/menez-et-nasri-meme-combat-158594.html
Il ne faudrait non plus tout jeter, c’est trop facile.
Il y a de très bonnes choses, et d’autres moins bonnes. Le cas Menez m’a vachement déranger dans ce billet, et l’article cité démontre bien qu’il est aussi empoisonnant que Nasri s’il le décide.
Auteur
J. Vatus
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Etudiant à Sciences Po Paris, passionné de foot et de sport en général. Supporte les Girondins et José Mourinho
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