J’aurais voulu être Égyptien : Ep. 1 – Mohamed Abou Treika
L’été. C’est l’occasion idéale de se détacher un peu de l’actu. C’est pourquoi j’ai décidé de partager un sujet qui me tient à cœur : l’Égypte. De Mahmoud Al-Khatib à Abou Treika, en passant par Magdi Abdelghani et la rivalité qui oppose les deux géants cairotes – qui luttent depuis des années pour la domination du championnat –, sans oublier les grandes heures de la sélection lors de la Coupe du Monde 1990 et de la CAN 2010, le football égyptien n’aura plus de secrets pour vous à l’orée de la saison 2012-2013.
- Par AmrRedondo
- Dimanche 15 juillet
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Aujourd’hui le premier épisode de cette chronique sera dédiée à la coqueluche de tout un peuple : le fantasque joueur d’Al Ahly, Mohamed Abou Treika et son légendaire numéro 22.
Vous avez certainement déjà entendu parler d’Abou Treika, ce milieu offensif longiligne, maître à jouer de l’équipe nationale d’Egypte et de son club Al Ahly, avec lesquels il a écrit une des plus belles histoires du football égyptien. Cher lecteur, si tu ne le connais pas, alors laisse-moi te guider pour aller à la rencontre du meilleur joueur égyptien de ces dix dernières années.
Au commencement
Notre histoire débute lors de la saison 2003-2004, période à laquelle le public égyptien voit exploser le génie d’Abou Treika sous les couleurs d’Al Tersana. À 24 ans, il commence à faire parler de lui. Les trois grands (Al Ahly, Al Zamalek et Al Ismaily) sont impressionnés par le niveau affiché et veulent le signer à tout prix pendant le mercato d’hiver. Un homme contribuera grandement à sa signature en faveur de Al Ahly. Le grand Mahmoud Al Khatib, ancienne gloire du club et seul joueur égyptien lauréat du ballon d’or Africain à l’heure actuelle.
Même si, à l’époque, il n’exerçait aucune fonction au sein du club, il est allé à la rencontre d’Abou Treika et l’a convaincu de signer. Comme un symbole, le plus grand joueur égyptien de tous les temps passait le relais au meilleur joueur du pays pour les dix années à venir. Une rencontre entre deux grands parmi les plus grands. Par la suite il effectue la deuxième partie de la saison sous les couleurs de son nouveau club, où il évolue désormais dans le rôle de 9 et demi et inscrit 11 buts en championnat. Il se voit même attribuer le titre de meilleur joueur égyptien de l’année, un titre qu’il rempotera encore deux fois de suite, signe d’une régularité au plus haut niveau.
Son palmarès reste vide lors de cette saison, c’est encore le grand rival cairote, Al Zamalek, qui remporte le championnat pour une deuxième fois de suite. En coupe, il essuie une défaite en finale face à al Mokwaloon al Arab, club de deuxième division entraîné par un certain Hassan Shehata.
Une période faste
Au cours des dix dernières années, le football égyptien connait une période glorieuse qui coïncide parfaitement avec la révélation d’Abou Treika au plus haut niveau. En 2005, il commence à remporter ses premiers titres avec le club à l’échelle locale et internationale. En championnat, Al Ahly écrase ses adversaires en effectuant un exercice quasi parfait sans concéder la moindre défaite. Sur la scène continentale, il remporte la Ligue des Champions de la CAF face aux Tunisiens de l’Étoile du Sahel et valide ainsi son ticket pour le Championnat du monde des clubs.
2005-2006 est sa meilleure saison sur le plan collectif et individuel. Il remporte tout, que ce soit en club où en sélection. Abou Treika est la meilleure illustration de la saison extraordinaire que vit Al Ahly, puisqu’il finit meilleur buteur de tous les grandes compétitions auxquelles il prend part : en championnat il marque à dix-huit reprises, en Ligue des Champions il fait parler la poudre huit fois, alors que pour son voyage au Japon, il fait trembler les filets à trois reprises.
Logiquement, il fait partie des cinq nommés pour le Ballon d’or africain. Mais le suffrage semble préférer les joueurs évoluant en Europe. Du coup, il ne sera même pas retenu pour le vote final qui verra Didier Drogba récompensé du trophée devant Samuel Eto’o et Michael Essien. Son titre de meilleur joueur égyptien de l’année arrive comme un vulgaire lot de consolation.
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