Démare en trombe

Après une victoire sur le Tour du Qatar, Arnaud Démare a enchaîné avec une victoire sur le Grand Prix-Le Samyn et une étape des Trois Jours de la Flandre Occidentale. Dimanche, il a remporté le Grand Prix Cholet-Pays de Loire. En patron.

Six jours. Il n’a fallu que six jours de course pour qu’Arnaud Démare, 20 piges au compteur, remporte son premier succès chez les professionnels. On a connu plus difficile entrée en matière. Aligné sur le Tour du Qatar sous les couleurs de la FDJ-Big Mat, le natif de Nogent-sur-Oise n’a pas mis longtemps à se mettre en valeur. Pour cette épreuve de rentrée, le gratin du sprint s’était donné rendez-vous sur le bitume qatari qui ferait passer la Route 66 pour un labyrinthe. Tom Boonen, Mark Cavendish, Mark Renshaw, Peter Sagan et Tyler Farrar figuraient parmi les cadors venus lancer leur saison sous le cagnard moyen-oriental. A l’énoncé de ces noms, on mesure un peu plus la performance du néo-pro. Loin de se reposer sur ces premiers lauriers, Démare a enchaîné avec une victoire sur le Grand Prix-Le Samyn et une étape des Trois Jours de la Flandre Occidentale. Dimanche, il a remporté le Grand Prix Cholet-Pays de Loire. En patron.

Prédestiné

Il faut bien avouer que le gamin avait un nom prédestiné. Et cette première victoire, même si elle est arrivée très tôt, n’a constitué que la suite logique d’une progression linéaire. Vélo d’Or junior en 2009, Vélo d’Or espoir en 2010 et 2011, champion du monde sur route espoir en 2011 après avoir terminé 5ème en 2010 : le palmarès d’Arnaud Démare témoigne de sa déjà grande maturité dans un domaine où la moindre erreur se paye comptant.

Les esprits chafouins peuvent arguer que lors de la sixième étape qatarie, ni Boonen, ni le Cav’, victime d’une gamelle à 200 mètres de la ligne n’étaient dans le coup. Sauf que le Beauvaisien était bien là et a surpris tout son monde. Néanmoins, à l’image des athlètes certains de leur valeur, Démare n’a pas semblé plus surpris que cela : « Je savais que c’était faisable. J’ai dit à mes coéquipiers qu’il y avait quelque chose à faire et que la victoire était possible. Ils rigolaient un peu au début. Après, ils ont senti que j’étais sérieux et ils m’ont fait confiance à 100% ». Une confiance qui le transcende à 200 mètres de la ligne.

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