Le mystère marseillais

Arrivé il y a déjà trois ans dans le club ciel et blanc, Didier Deschamps, figure emblématique de l’Olympique de Marseille, est aujourd’hui dans la tourmente. Après une saison jalonnée par les mauvais résultats et les déboires en tous genres, l’entraineur basque, fatigué du conflit qui demeure avec José Anigo, ne sait aujourd’hui pas de quoi son avenir sera fait.

Didier veut gagner la Ligue des Champions un jour, et il y a des offres qui seraient difficiles à refuser”, voilà la réalité décrite par Vincent Labrune, actuel président de l’Olympique de Marseille. Véritable idole du peuple marseillais après les trophées récoltés au début des années 1990, la Desch’, après une saison catastrophique sur presque tous les plans, est à l’heure actuelle dans le flou le plus total.

L’atmosphère de crise qui n’a cessé de planer dans l’air phocéen depuis le début de la saison l’a clairement épuisé. Lassé ? C’est en tout cas ce qu’il laisse ressortir dans ses sorties médiatiques de fin de saison. Maître de la communication, l’entraineur marseillais n’a jamais su (voulu ?) cacher le désamour envers son directeur sportif José Anigo. Toutefois, cette dichotomie semble s’exacerber depuis quelques temps et n’est clairement plus compatible avec les aspirations d’un club comme l’OM. Durant le mercato qui s’ouvre, le président Labrune devrait donc avoir à faire un choix s’il espère conserver son tacticien champion du monde. Mais ce dernier est-il encore vraiment le bienvenu du côté de la Commanderie ?

Pris à partie par les South Winners depuis plusieurs semaines, « DD » ne fait plus l’unanimité. Résultats sportifs en-deçà de ceux escomptés en début de saison, choix douteux, spectacle parfois exécrable, autant de raisons qui ont poussé une frange de supporters marseillais à faire grève lors du quart de finale aller de Ligue des Champions face au futur finaliste munichois le 28 mars dernier. Et cette contestation n’est pas à prendre à la légère, surtout quand on connaît l’influence des supporters au sein du club. Gagner six titres en trois saisons, après dix-sept années de disette, ne suffit apparemment pas pour mettre tout le monde d’accord. Mais le club peut-il se permettre de lâcher son entraineur ?

Aujourd’hui endetté à hauteur d’environ 15 millions d’euros, l’OM ne peut vraisemblablement pas payer les possibles frais de licenciement. Néanmoins, la clause de départ de Deschamps, estimée à environ 3.5 millions d’euros, n’a pas de quoi faire frémir les grandes écuries européennes. Ces dernières semaines, les rumeurs l’envoyant à Chelsea, Valence ou l’Inter Milan ont pourtant pris du plomb dans l’aile, notamment après la prolongation de Roberto Di Matteo chez les Blues. Au-delà de la clause de départ, son salaire, estimé à 250 000 € par mois, allégerait considérablement la masse salariale du club, jugée trop importante par Vincent Labrune, et permettrait alors de débuter l’assainissement tant attendu des finances.

Le cas Deschamps est donc encore loin d’être réglé dans la cité étiquetée comme « Ville sans nom » durant la Révolution Française. Et si Margarita Lous-Dreyfus ne met pas la main à la poche, c’est peut-être le club marseillais qui se retrouvera sans nom sur son banc de touche au coeur de l’intersaison.

  1. 14 juin 2012 a 22 h 24 min
    Par Pokpok

    Tout est dit… Cest flou, appelez alain .. Ou johnny “optik 20000000″, la ça Pue.. BRAVO pr la conclusion :)

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L2 Histoire. Projet : journaliste 
Co-createur et rédacteur du site @LeCafeDeSports, Rédacteur pour @CultureSport, Animateur à Score + sur @radio_recc

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